Questions – Réponses

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Gérard Caudron : Je devrais me limiter à cette simple réponse : J’ai honte pour eux  et s’ils avaient une conscience ils et elles devraient avoir honte  !…

Mais encore faudrait-il qu’elles et ils aient une conscience car ,rappelons lec’est aux cris » d’Allah Akbar » que des terroristes se réclamant de la religion musulmane, des terroristes qui, d’ailleurs, font honte à l’immense majorité des musulmans qui n’en sont pas et qui condamnent ces actes, ces terroristes, disais-je, au Bataclan et dans des rues proches ont massacré 131 femmes et hommes (dont 90 au Bataclan) et fait 413 blessés.

Alors oui, je condamne les « politiques » qui, d’une certaine manière, banalisent ainsi les crimes des terroristes !

Gérard Caudron : Concernant le développement économique de bureaux, c’est bon pour notre ville et ses recettes fiscales, c’est bon pour l’emploi, c’est bon pour la MEL. C’est le résultat de notre attractivité et donc des politiques municipales que nous menons. Qui peut s’en plaindre ?

Pour le reste, et en particulier pour ce qui est de la valeur du foncier, il est vrai que l’attractivité de VA qui se traduit par des envies qui « explosent » de citoyens qui souhaitent de toutes parts y habiter et, comme on est là dans l’ordre du privé et du marché , c’est le « jeu de l’offre et de la demande ». Plus il y a de demandes pour une même offre, plus les prix des terrains, des appartements et des maisons augmentent dans un rapport vendeur/acheteur.


Dans le cadre du droit de propriété et de la loi du marché le Maire  ne peut s’intercaler dans le « dialogue » entre le vendeur qui veut tirer le meilleur prix de son bien et l’acheteur qui accepte de payer… Je ne peux pas dire que cela me plaise, mais je n’ai pas ni le pouvoir ni le droit d’obliger un vendeur à vendre moins cher un bien qu’un acheteur accepte d’acheter plus cher.

Gérard Caudron :  Il est sûr que les contraintes financières et budgétaires qui pèsent sur les communes, et donc sur la notre, sont de plus en plus lourdes ce qui rend la gestion communale de plus en plus difficile. L’horizon à court et moyen termes est malheureusement  bien sombre.  Pour autant, pour nous, un enfant villeneuvois est un enfant villeneuvois et  la loi c’est la loi. Le forfait pour un enfant du privé dont le calcul est légalement fixé par référence au coût d’un élève dans le public est strictement et clairement voté par nous en Conseil Municipal dans ce cadre légal.  Il ne sera donc jamais question pour nous de sortir de ce cadre et de faire de ce forfait une variable d’ajustement budgétaire. 

Pour le reste, en terme d’aides « supplétives » diverses, s’il y a des obligations supplémentaires qui nous imposeraient de faire des économies, ce que je n’espère pas, elles se feront au mieux ou au moins pire, pour tous, partout et en parfaite concertation avec tous les partenaires sans cibler a priori qui que ce soit.

C’est pour moi une règle d’éthique dont je ne changerai jamais !

Gérard Caudron : Je ne sais pas aujourd’hui qui sera en 2021 à la tête de la MEL pas plus que je ne sais qui sera en mars 2020 le Maire de Villeneuve d’Ascq.

Je sais et je dis que notre planète est en grand danger et qu’il faudra dans les décennies à venir prendre des mesures fortes pour nous obliger à changer de comportements.

Pour autant je trouve injuste et inefficace des mesures qui visent et qui touchent les plus pauvres de nos concitoyens sans leur proposer de solutions alternatives pour simplement qu’ils puissent encore vivre en 2021 .

En terme de pollution, occupons nous aussi d’abord des vols aériens inutiles, du transport de marchandises par voies ferrées plutôt que par des camions envahissants et des super paquebots dont la pollution  est incommensurable en particulier lors des escales.

Gérard Caudron :
Madame, Monsieur, en réponse à vos questions,  

il me  faut tout d’abord vous rappeler que le commerce est une activité privéqui ne dépend pas de la Mairie.

Aussi la fermeture et l’ouverture de commerces ressortent de décisions privées prises par des acteurs privés aux intérêts privés qui ne dépendent pas des compétences municipales.

Cela dit, la municipalité de Villeneuve d’Ascq convaincue de l’intérêt majeur du commerce de proximité œuvre-autant que la loi le lui permet- au développement ou maintien du commerce de proximité.

Dans le quartier d’Ascq, la Ville en lien étroit avec la Fédération Villeneuvoise du commerce qu’elle soutient et subventionne, a mis en place une zone bleue pour faciliter le stationnement et améliorer les rotations des voitures pour faciliter l’accès aux clients des magasins. 

Les commerçants qui ont été écoutés et associés à la décision reconnaissent largement la pertinence et l’efficacité de cette zone bleue. 

Pour mémoire 7 places ont été installées face à la librairie et à la pharmacie et  3 places  ont été installées spécifiquement devant le fleuriste et le maraîcher. Aussi la fermeture récente du fleuriste ressort d’une stricte réalité économique.

Le parking situé le long de la voie de chemin de fer a également été sécurisé par l’installation d’une caméra. 

Les habitants du quartier se disent satisfaits et le parking est régulièrement plein.

La fermeture de la presse a suscité une certaine émotion de la part des habitants. Rappelons que si l’activité de la presse connaît à l’échelle nationale une crise économique majeure la Ville n’y peut rien.

Pour autant la Ville a décidé, pour consolider l’attractivité commerciale  de la rue Baratte, de travailler à l’installation d’une librairie indépendante dont la gérante est en cours de négociation pour diffuser des journaux. En cela elle est allée au-delà de ses prérogatives et compétences. Ce dossier qui a été long, compliqué a monopolisé l’investissement des services de la Ville et de ses élus et est aujourd’hui reconnu par les habitants et sa patronne comme étant un succès.

La Ville pour permettre cette installation a pris le risque juridique de louer pendant 10 mois le local privé pour permettre le temps du montage d’un dossier sérieux. Notons que des agences immobilières avaient manifesté leur intention de s’y installer et qu’elles présentaient pour le propriétaire toutes les garanties. La Ville a su convaincre ces acteurs de renoncer à leurs projets privés.  La chose est exceptionnelle et a vocation (en l’état actuel du droit et des finances publiques) à le rester.

Il faut aussi rappeler que la Ville gère directement les marchés dont celui d’Ascq qui se porte bien.

Concernant les décisions de la pharmacie Carnois de déménager il s’agit là d’une décision privée prise par un acteur privé. Aussi la Ville qui n’est en aucune manière décisionnaire, une fois informée, a exprimé le souhait de voir un commerce de proximité s’installer et avec l’accord écrit de Christian Carnois a sollicité l’accompagnement de la chambre des métiers et de l’artisanat et de la BGE pour travailler à la recherche d’un porteur de projet d’un commerce de bouche.

De manière générale il faut observer tant la qualité de vie que la qualité urbaine du quartier et il est significatif de voir que la boulangerie Fonseca a rénové totalement une ancienne boulangerie. L’installation récente du magasin Ame déco a aussi marqué l’intérêt et l’attractivité du quartier.

Voilà ce que le Maire que je suis encore pouvant vous répondre en rappelant que dans ces domaines ses compétences sont strictement légalement limitées.

C’est comme pour les constructions privées sur des terrains privés que la loi permet dans le système en vigueur qui privilégie le droit de  propriété sur toute autres considérations.

Le Maire n’a que le droit et l’obligation de s’assurer de la conformité des projets avec les lois et règlements en vigueur, sous peine d’être lui-même condamné pour excès de pouvoir.

Gérard Caudron : Avec l’assèchement de nos moyens que nous impose l’État depuis des années pour lui permettre de réduire ses propres déficits, il n’existe pas de solutions miracles ni même sans doute de bonnes solutions !

Je le dis sans doute brutalement.

Une mairie, sauf à accroître ses impôts ce que nous n’avons pas fait au cours des mandats 2008 / 2014 et 2014 / 2020, doit ajuster ses dépenses sur ses recettes.

Si l’État réduit les recettes des communes ou accroit leurs dépenses, il faut faire un exercice de « grattage » de plus en plus difficile vu que cela fait plusieurs années qu’on l’exige de nous.

Si en plus nos dépenses sont limitées à + 1,1% par an, inflation comprise (quand on voit les coûts de l’énergie avec du gaz, par exemple pour chauffer nos écoles, salles de sports et centres qui prend + 3% en ce 1er novembre 2019), cela devient mission impossible.

Alors oui, on continuera « à faire au mieux » (mais « on arrive à l’os ») pour maintenir notre niveau de service mais ce ne sera pas sans conséquences !

Au demeurant , il faut faire appel en permanence à notre imagination et à notre bon sens. Je n’en manque pas mais je suis à l’écoute de toutes et tous

Gérard Caudron : Pour ce qui est de la police municipale, élargir les plages horaires c’est d’abord accroître les effectifs ce qui suppose des moyens budgétaires que l’État nous refuse avec brutalité.

C’est aussi de trouver des candidats répondant aux règles statutaires, ce qui est de plus en plus difficile… et coûteux.

Enfin, il ne faut pas oublier que même à 2heures du matin, nos policiers municipaux n’auraient ni le type de compétence ni les moyens d’assurer une lutte contre les formes graves de délinquance qui s’y déroulent et dont la charge doit revenir à l’État et à ses polices nationales…

Encore faut-il qu’il s’en donne les moyens et ne le disperse pas dans des missions qui les éloignent de fait de la sécurité de nos concitoyens.

On en est loin.

Pour ce qui est des Roms, il ne s’agira jamais pour moi de renoncer à mon appel à l’État pour qu’il fasse respecter aussi par ces populations nos lois et règlements, les Roms n’étant pas des réfugiés qui fuient des guerres ou des dictatures mais des citoyens de pays membre de l’Union Européenne.

Gérard Caudron : Je suis inquiet, très inquiet même, quand je vois ces images sur les télés « à jets continus »….

Je suis inquiet de voir nos policiers malmenés, insultés, agressés sous l’œil malveillant de certain(e)s femmes et hommes politiques qui semblent les justifier alors que les premières victimes de ces violences urbaines sont les habitants les plus fragiles des quartiers populaires que certain(e)s de ces politiques prétendent défendre.

Je ne citerai pas ici leurs noms et leurs étiquettes et on comprendra que je ne pourrai jamais gérer ma ville avec des élu(e)s qui partagent ces idées et ces comportements.

A Villeneuve d’Ascq, même si nous avons malheureusement aussi des problèmes de délinquances, de trafics, de vols et d’incivilités comportementales…, jusqu’à présent nous n’avons jamais franchi cette ligne rouge et les politiques municipales que nous menons depuis plus de 4 décennies y sont sans doute pour quelques choses en lien (parfois trop distendus) avec les polices d’État.

Au demeurant, je sais et je sens que c’est fragile et « qu’il suffirait de peu de chose » pour que tout bascule si continuent des:

  • Réductions supplémentaires des moyens mis à notre disposition par l’État
  • Réductions des interventions des forces de police de l’État
  • Diminutions imposées de nos politiques de solidarité citoyennes ou de nos services publics en direction de l’enfance , de la jeunesse et des autres citoyens.

Somme toute :

L’État se désengage.

Le conseil départemental se désengage.

Les forces de police « sur-utilisées ailleurs » désertent nos quartiers.

La justice ne suit plus…

   Comment donc s’étonner que les désordres menacent toutes nos communes et que les élus locaux se retrouvent désarmés face à eux ?

J’espère que la campagne municipale de mars 2020 ne sera pas l’occasion de « dézinguer » les élus sortants pour des raisons qui ne dépendent pas d’eux.

J’espère qu’ils ne seront pas remplacés par des « populistes » de gauche comme de droite qui nous mèneraient tout droit au pire…

Le risque existe, y compris à Villeneuve d’Ascq, et il est grave !

C’est une des raisons principales de mon annonce de candidature le 2 octobre dernier au poste de Maire.

Je l’ai fait pour mes concitoyens avec tous les risques que cela représente pour moi… car tout ce qui, avec l’arrivée en 2020 à la direction municipale d’une droite musclé ou d’une gauche populiste…, pourrait conduire à une rupture de nos « fragiles équilibres », nous précipiterait sans aucun doute dans des situations comparables à ce que l’on voit sur nos écrans dans beaucoup d’autres villes.

Gérard Caudron : Malheureusement…sinon normal, au moins explicable et cela même si je comprends votre impatience. Non seulement nous avons peu de maison HLM sur Villeneuve d’Ascq, non seulement il y a beaucoup plus de demandes de logements sociaux de tous types que de logements qui se libèrent, en particulier de maisons, mais ce n’est pas la ville et encore moins le Maire qui les attribuent.

Ce sont les bailleurs sociaux au sein de leurs « commissions d’attributions » dont le fonctionnement est strictement encadré par la loi, des commissions qui se réunissent plus de 250 fois par an.

La mairie y est représentée mais elle n’a pas « le pouvoir de décision ». Elle propose ses dossiers qui sont retenus en moyenne à raison de 1 sur 4 ce qui représente environ 200 dossiers par an sachant que les demandes déposées chaque année sont supérieures à 800 et que les dossiers en attente d’un logement sur Villeneuve d’Ascq plus de 20 000 (en considérant toutes demandes où la commune de Villeneuve d’Ascq apparaît).

Gérard Caudron : Le dispositif des V Lille est piloté par la M.E.L. Nous souhaitions avoir davantage de stations mais nous n’avons pas obtenu gain de cause. Au contraire, les stations V Lille ont été redéployées et davantage concentrées sur la ville de Lille. Dont acte…

Il est clair pour nous que ce dispositif est  insuffisant à Villeneuve d’Ascq. C’est pourquoi nous développons notre propre  « plan vélo » avec de nombreux aménagements pour améliorer les pistes et voies cyclables, des garages et arceaux à vélos qui doivent à terme constituer un maillage fin sur l’ensemble du territoire communal, des mises à dispositions de vélos et de vélos-cargos, de nombreuses campagnes de promotion dans les écoles, dans les réseaux associatifs…

Les réalisations sont déjà nombreuses et notre programme sera particulièrement ambitieux dans ce domaine.

Les transports en commun, les transports doux alternatifs au « tout voiture », les voies piétonnes qui demeurent très nombreuses… sont autant de réponses immédiates et concrètes au service de la transition écologique et du mieux vivre ensemble.

Gérard Caudron : J’ai lu effectivement, ce mardi matin, cette réaction complètement « ahurissante » quand on sait, comme moi de qui elle vient.

Comment les verts et leurs responsables peuvent-ils ignorer la situation de Villeneuve d’Ascq, ses plus de 40% de logements locatifs sociaux, son aire d’accueil depuis toujours de gens du voyage (ce qui n’empêche pas régulièrement des intrusions sauvages massives comme encore l’été dernier sur le Campus Scientifique) et, bien sûr, des Roms par centaines sur 2 aires « stabilisées » gérées par la MEL et en divers endroits de manière sauvage.

A ces propos,

concernant les gens du voyage, des Français qui ont « des droits » qui remontent loin dans notre histoire, je dis qu’il faudrait revoir leur statut au 21ème siècle qui n’a plus rien à voir avec le moyen âge en précisant, en face de leurs droits, des devoirs de respect vis-à-vis des communes « où ils arrivent ».

pour ce qui est des Roms, il me faut rappeler une nouvelle fois qu’ils ne sont pas « des réfugiés en fuite de pays en guerre ou en dictatures » mais des citoyens de pays membres de l’Union Européenne, des pays qui reçoivent d’ailleurs des budgets importants pour assurer leur insertion dans leurs pays.

Ils ont légalement le droit de circuler en Europe mais pas celui de faire n’importe quoi là où ils décident de s’installer !… Ce que pourtant ils font !

C’est à l’État Français pour les uns comme pour les autres de leur faire respecter nos lois et règlements ce qu’il ne fait pas, laissant les élus locaux seuls face aux problèmes de difficultés qu’ils génèrent.

Il est donc malheureux que des candidats « verts » aux élections municipales de mars 2020 ne le sachent pas ou fassent semblant de ne pas le savoir, risquant, s’ils étaient élu(e)s, d’accroître les difficultés de vivre des Villeneuvois(es) sauf à nous dire près de chez qui ,nos « amis verts » proposent à Villeneuve d’Ascq de les installer, dans quel quartier et sur quels terrains ?.

Moi je n’en vois pas !

Gérard Caudron : Il faut d’abord rappeler que depuis 2008, le Conseil Municipal de Villeneuve d’Ascq n’a jamais augmenté le taux d’imposition communal, ni de la taxe d’habitation, ni de la taxe foncière (vous pouvez le vérifier sur vos feuilles d’impôt).

Ce qui a augmenté chaque année (à raison d’un petit peu plus de 1% en moyenne) c’est « la revalorisation locative légale » décidée par l’État ce qui, au total sur 11 ans, représente 17,1% un chiffre comparable à celui de la hausse des prix pour une commune.

On est donc bien loin heureusement des chiffres annoncés depuis quelques jours surtout si on compare cette revalorisation légale à l’augmentation des prix de vente des appartements et maisons à Villeneuve d’Ascq.

Gérard Caudron : Notre ville est l’une des plus « vertes » du pays. Plus de 35% de la surface communale sont végétalisés ; le domaine public compte près de 250.000 arbres et le domaine privé presque autant…

Oui des arbres sont coupés sur la ville : si cela relève du domaine privé c’est un choix des propriétaires. Je n’y peux rien. Si cela concerne le domaine public il s’agit uniquement de situations où les arbres ont été diagnostiqués comme dangereux, ou parfois malades, ce qui n’est pas toujours perceptible au premier regard d’ailleurs.

Mais oui, nous avons initié une nouvelle dynamique de (re)plantation au service de la transition écologique, de la biodiversité, de la « ville nourricière » et surtout du mieux vivre !

C’est désormais un enjeu vital pour nos sociétés et pour la planète.

C’est pourquoi nous continuons à planter davantage et surtout de façon qualitative, en privilégiant des essences porteuses de biodiversité, adaptées aux évolutions du climat et  durables dans le paysage urbain.

Gérard Caudron : Il faut effectivement lutter de façon déterminée contre ce fléau.

Un arrêté peut être pris mais nous savons pertinemment que l’efficacité de la démarche est très limitée.

Au quotidien, nous menons une politique de prévention en nous appuyant sur la richesse de notre tissu associatif, en travaillant de façon concertée avec l’ensemble des commerçants pour les inciter à être le plus vigilant possible.

Un partenariat avec une association de prévention a permis d’élaborer un document de prévention qui a été diffusé auprès de nos partenaires, des écoles, des collèges, des lycées… à plus de 6 000 exemplaires.

C’est un combat au jour le jour qu’il faut mener pour protéger notre jeunesse.

Gérard Caudron : Pas vraiment, ayant d’abord lu ce que la Voix du Nord avait repris de mes déclarations quant aux lourdeurs des circuits décisionnels qui font prendre du retard à la plupart de nos projets, sans oublier les recours de toutes natures, les contestations « citoyennes » et les faillites d’entreprises.

Je n’ai survolé qu’ensuite les déclarations de celle que je préfère qualifier de « concurrente » qu’adversaire…

Il n’y a rien de bien méchant dans ces lignes sinon une « glissade sur mon âge » bien moins irrespectueuse d’ailleurs que celle de sa jeune colistière parlant de « naphtaline » à mon propos (avant sans doute un jour de parler  de formol)…

J’en verrai et j’en lirai d’autres… si elle ne comprend pas que cela ne lui servira pas à gagner des voix…

Rien de bien méchant, sinon des inexactitudes, fruits sans doute de ses méconnaissances de nos politiques.

Plus étonnant ses mots « ma conversion récente à l’écologie »…

Faut-il qu’elle soit « inattentive à l’histoire de notre ville pour ne pas savoir que si notre ville est verte et de nature, c’est le résultat de décisions prises il y a déjà 40 ans ? et poursuivie tout au long de 4 décennies… au non de « l’écologie au quotidien », décisions de ne pas bâtir tous les terrains alors expropriés pour construire une ville de plus de 100 000 habitants ce qui nous vaut aujourd’hui 1 000 hectares d’espaces verts, de nature, agricoles de forêts, de jardins et de lacs avec 250 000 arbres sur le domaine public…

Il faut vraiment être, disons en souriant, « gonflée » pour ne pas le reconnaître… Quelle ville peut afficher un tel bilan ?

Mais, une fois encore, j’en entendrai d’autres durant les 5 prochains mois de sa part et de la part de mes autres concurrents… et je devrai « faire avec »….

Espérons quand même que les critiques seront un peu mieux étudiées et qu’elles s’accompagneront de propositions ambitieuses et réalistes à la fois comme j’ai commencé à faire…

C’est ainsi qu’on progressera…

Gérard Caudron : Mais nous faisons mieux depuis des années !

La solidarité est au cœur de nos politiques publiques, et nous n’attendons pas le gouvernement pour agir.

Nos tarifs de restauration scolaire commencent à 0,72 centimes pour les familles les plus modestes, sur l’ensemble du territoire communal…

Le prix moyen payé par les familles est de 2,80€, pour un coût global de plus de 10€ par enfant. Avec le choix d’un menu avec ou sans viande, un minimum de 30% de « bio », une possibilité de réservation au jour le jour…

La restauration scolaire est une bonne illustration du très haut niveau de service public proposé par la ville et le succès est au rendez-vous : avec plus de 63 % de taux de fréquentation, ce service est plébiscité !

Gérard Caudron : Il est vrai que des stations V Lille ont été supprimées et je l’ai aussi regretté même si les taux d’usages de ces stations n’étaient pas élevés.

Cela semble en effet contradictoire mais cela ne l’est pas vraiment car nous ne sommes pas dans la même situation qu’à Lille intramuros.

À Villeneuve d’Ascq, où beaucoup d’habitants ont leurs propres vélos, la priorité est et sera encore davantage demain et après-demain d’améliorer les voies de circulation pour les cycles, d’aménager des arceaux pour les stationner en sécurité un peu partout et aussi pour créer des locaux encore plus sécurisés quand le vélo doit y être laissé sur une plus longue durée.

En la matière, comme en tout ce qui concerne les mobilités et les transports publics, on ne peut se contenter de « plans généraux » sur l’ensemble de la MEL, ses 90 communes membres et ses 1 143 572 habitants (en 2016).

Il faut adapter nos dispositifs et donc les budgets à la taille et aux densités de chaque commune.

Si on veut réduire la place de la voiture dans les mobilités, il faut diversifier et adapter les réponses aux réalités des communes et aux besoins effectifs de leurs habitants.

Gérard Caudron : Vous avez raison, les élus locaux et en particulier les maires sont confrontés à la contradiction que vous décrivez dans votre question.

Pour répondre aux besoins de logements et aux rêves financiers conjoints de propriétaires et de promoteurs, il y a effectivement un risque réel de voir disparaître des espaces verts , de nature et agricoles dont nous aurons pourtant besoin de manière vitale pour nourrir les humains dans les décennies à venir.​

Il faut donc éviter de construire sur des terres agricoles et pour cela « geler » des terres agricoles en étendant l’inconstructibilité de ces terres au PLU (plan local d’urbanisme) même si ce n’est pas simple et souvent impopulaire vu les sommes en jeux quand on connait le prix du m2 constructible (si les 100 hectares du Heron, soit 1 million de m2, redevenaient constructibles cela représenterait plus de 300 millions d’euros… » on tue pour moins que cela »).

C’est peut être plus facile de les sauvegarder quand les terres agricoles sont publiques comme les 300 hectares de terres agricoles que j’ai sauvé de l’urbanisation il y a 35 ans à Villeneuve d’Ascq et qui appartiennent aujourd’hui à la MEL.

Il faut donc pour construire des logements dont on a besoin utiliser les friches et anciens terrains industriels.

C’est ce que nous avons fait et faisons Bd Montalembert (friche Fourlegnie) et sur Flers Breucq sur le site abandonné des 3 SUISSES (La Maillerie) pour prendre deux exemples qui comptent plus de 20 hectares sur lesquels il sera construit un peu plus de 1 000 logements sans détruire de terres agricoles.

Cela doit être la règle, c’est plus coûteux mais c’est ce qui sauvegarde l’avenir… C’est donc ma ligne de conduite.

Gérard Caudron : Moi aussi je suis inquiet et il y a des constructions qui ne me plaisent pas.
Mais les propriétaires des terrains en question ont le droit pour eux, c’est le droit de propriété.
Et les promoteurs sont prêts à leur payer cher leurs terrains à condition d’y construire le maximum de logements.
Le droit est très libéral en la matière et je ne peux que très rarement m’y opposer sauf en discutant des améliorations.
C’est ce que je fais toujours mais souvent les résultats ne sont pas à la hauteur de mes attentes.
Et si je m’oppose sans base légale, mon refus de permis sera sanctionné par le tribunal et la ville condamnée à payer des dommages et intérêts.
C’est pénible à dire, mais c’est la vérité.
J’ajouterai qu’il en est de même en matière d’attribution de logements locatifs sociaux.
C’est le bailleur et sa commission d’attribution qui décident, pas le maire !
Le fait d’avoir un service logement nous permet d’aider les postulants dans les méandres des procédures mais ce n’est pas ce service qui attribue les logements.

Gérard Caudron : Merci pour vos compliments sur mon action de Maire qui a contribué à faire de Villeneuve d’Ascq la belle ville attractive qu’elle est devenue en 40 ans.
Malheureusement, je ne cesse de le dire et de le répéter, l’État – et ses gouvernements successifs – non seulement nous étrangle financièrement mais ne remplit pas ses devoirs :
– la sécurité sous toutes ses formes, c’est lui !
– la lutte contre la toxicomanie et ses réseaux, c’est lui !
– la question des roms et leurs désordres, c’est lui !
– l’application de la loi pour ce qui est des gens du voyage, c’est lui !

Nous n’avons sur ces divers plans ni les moyens, ni même le droit de se substituer à l’État.
Alors oui les maires en ont assez et j’en ai assez de « ces princes qui nous gouvernent et nous méprisent ».
On fait le travail pour ce qui est de nos compétences.
A l’État de faire le sien !

Gérard Caudron : C’est bien sûr la première question que je me suis posée, 7ème mandat de Maire, (8ème mandat d’élu de Villeneuve d’Ascq et même 8ème + l’année 1976).

C’est d’ailleurs la question que l’on se pose à partir du 3ème mandat.
La réponse ne tient pas dans ce chiffre même si le risque de « dégagisme » augmente avec lui.
Elle résulte d’autres questions que l’on se pose au préalable :

– Ai-je et aurai-je la santé ? Oui je l’ai. L’aurais-je encore durant tout le mandat ? Personne ne le sait quel que soit son âge.
– Ai-je encore l’énergie, la volonté et l’enthousiasme ? LA réponse est oui à ces 3 questions.
Ai-je un projet et des idées pour Villeneuve d’Ascq ? C’est pour moi la question principale et il suffit de lire mes carnets pour ne pas en douter.
– Aurai-je les moyens de les mettre en œuvre ? C’est pourquoi je veux constituer une liste citoyenne de large rassemblement. Et je pense y arriver. Et au-delà de Villeneuve d’Ascq, il y a la MEL et à tous les niveaux, la défense de nos valeurs Républicaines de Liberté, Egalité, Fraternité, Laïcité sans oublier l’urgence écologique.

Alors pour moi le risque du « mandat de trop » face à tous les enjeux ne pèse pas trop lourd et je suis prêt à le prendre.

Au demeurant, en Démocratie, ce sont les Villeneuvois(es) qui en décideront les 15 et 22 mars 2020.

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