Questions – Réponses

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Gérard Caudron : J’hallucine !

   Le 16 mars, il y a donc 14 jours, en même temps qu’un confinement généralisé était décidé (à juste titre) par Mr Macron, le gouvernement interdisait tous les marchés de plein air et, 48 heures après, notre Préfet du Nord nous informait qu’il refuserait toute dérogation d’ouverture en ville. (les textes sont là !)

   Aujourd’hui « on nous annonce » qu’il aurait accordé des dérogations alors que dans le même temps on nous dit que la crise sanitaire est encore devant nous avec de plus en plus de cas mortels et une saturation des lits de réanimation.

Oui j’hallucine !

Soit le 16 mars, ce n’était pas nécessaire de les interdire… 

Alors pourquoi les avoir interdits ?

Et quatorze jours plus tard, on pourrait donc les autoriser alors que l’épidémie est plus grave qu’alors annoncée et loin d’être finie puisque le confinement a été allongé de 2 semaines et qu’on nous laisse entendre que ce ne sera pas la dernière fois …?   

   Si j’étais de ceux qui, le 16 mars, étaient septiques sur cette mesure d’interdiction au regard du maintien de l’ouverture des hyper marchés,

pour autant, je ne vois pas pourquoi on ouvrirait aujourd’hui une nouvelle porte à ce virus létal ! !

C’est de l’inconséquence (pour ne pas dire de l’amateurisme), et le mot est « faible ».

N’y-a-t’il pas assez de morts comme cela ? Faut il prendre le risque d’en provoquer d’autres ? 

ou bien est ce, et je pèse mes mots, pour en faire porter la responsabilités sur les élu(e)s locaux ?  Je m’interroge … avec angoisse …

en me rappelant et en rappelant par ailleurs

que si nos personnels de santé font un travail démesuré avec un dévouement sans bornes,

ils dénonçaient, avant même la crise, la « casse » de notre système de santé et ses fragilités …

Gérard Caudron : Simplement parce que « la loi c’est la loi », et que l’élu et le Républicain que je suis respecte la Loi même quand il n’est pas d’accord avec elle,

que concernant les marchés qui ont été interdit par le gouvernement, la loi dit que seul le Préfet peut accorder des dérogations et que le Préfet nous a fait savoir que dans l’arrondissement de Lille il n’y aurait aucune dérogation.

En conséquence, tous les marchés sont donc fermés, que cela plaise ou non !

   Concernant « le couvre-feu », seul ce même Préfet a le pouvoir, de par la loi, de décréter un couvre feu, ce qu’aucun Maire n’a le droit de faire !

  Si certains préfèrent prendre des décisions contraires à la loi qu’ils ne peuvent ignorer, c’est leur choix … et ce quel qu’en soient les raisons

 Cela n’a jamais été, ce n’est pas et ce ne sera jamais le mien ni ma manière d’exercer ma fonction de Maire !

Gérard Caudron : Sur la forme et sur la méthode de nos dirigeants, j’avoue me poser des questions… mais ce n’est vraiment pas le moment d’en parler

Sur la gravité de l’épidémie et ses risques mortifères pour nos concitoyens, je ne m’en pose aucune et je ne vois pas de quel droit je pourrais ne pas faire confiance à celles et ceux qui « sont au front » en particulier dans le monde médical.

Alors je les applique du mieux possible en tant que Maire, quitte à faire des mécontent(e)s, quitte « à gagner en impopularité » pour « le plus grand bonheur des « mouches du coche » qui ont les yeux fixés sur le deuxième tour des municipales.

Quant à moi, je préférerai plutot « perdre » que de devoir me reprocher de n’avoir pas pris des mesures qui auraient sauvé des vies !

Gérard Caudron : Je n’ai rien interdit !

C’est le gouvernement et le Premier ministre qui, hier soir à 20H, ONT ANNONCE QU’ILS AVAIENT DÉCIDÉ d’interdire les marchés … dans le cadre des mesures prises pour éviter un cataclysme sanitaire avec des millions de malades et des dizaines sinon des centaines de milliers de morts.

Le Premier ministre ne nous a laissé que le pouvoir de demander au Préfet une dérogation pour les laisser ouvert dans sa commune si il y a un problème d’accès aux aliments.

Convaincu qu’une telle décision du gouvernement de les interdire n’a pas été prise à la légère, je ne me voyais pas, après avoir consulté les 49 élu(e)s Villeneuvois(es), prendre le risque d’une dérogation qui aurait pu être à l’origine de contaminations et de décès.

C’est simple même si  j’entends déjà des critiques,


en tant que Maire et homme, … j’assume

Gérard Caudron : En effet je l’ai été plusieurs fois et chaque fois j’ai dit pourquoi je ne prendrai pas une telle décision, la raison principale étant que cela n’entrait pas dans les pouvoirs légaux d’un Maire, ce que tous mes collègues ne pouvaient pas ignorer…

Aujourd’hui même, 24 mars 2020, une circulaire envoyée par Monsieur le Préfet, datée du 23 mars nous le confirme clairement, je cite :

« cette compétence ne relève pas du pouvoir du Maire, mais du Préfet »,

en précisant aux maires « qu’il est toujours possible d’échanger avec votre représentant local des forces de l’ordre »,

ce que nous faisons en permanence pour tout ce qui concerne la sécurité,

et donc d’autant plus qu’aujourd’hui l’État nous impose de l’aider à faire respecter les règles de confinement avec nos polices municipales, une mission qui jusqu’à ce jour ne dépendait que de l’État et sa Police Nationale

Gérard Caudron : Merci pour vos vœux et ce, même si ma préoccupation, c’est d’abord d’aider mes concitoyens villeneuvois(ses) en tant que Maire (en prenant, comme chacun, quelques précautions), les aider y compris en essayant de répondre aux questions qui se posent et qu’on me pose et surtout en adaptant, jour après jour, nos services municipaux aux besoins vitaux des villeneuvois en fonction des directives gouvernementales et de nos moyens possibles … en termes de personnels disponibles … des personnels que je veux aussi remercier.

Pour ce qui est de  votre question:
– d’abord et heureusement pour nous tous, il y a beaucoup d’entreprises, petites, moyennes et grandes et de services publics (y compris communaux) et privés de toutes natures qui ont  des salariés sur place  et à la tâche … sinon on ne pourrait plus, par exemples, ni se nourrir, ni se soigner, ni être « protégés », ni être hébergés dans des maisons de retraite,  etc …, des salariés qui ont besoin de transports en commun pour aller travailler et il faut les en remercier.


 – il est, vous le savez, d’autres citoyen(ne)s qui ont besoin de bus et métros dans les cas prévu par l’Etat de sorties possibles , s’ils n’ont pas de voitures.

–  nul doute pour autant que l’entreprise de transport, (qui d’ailleurs ne dépend pas de la mairie), adaptera ses rotations et services aux besoins effectifs de ses clients et en fonction de ses chauffeurs disponibles

Voilà madame je pense vous avoir répondu clairement

Sincères salutation

Gérard Caudron : D’abord il n’y a pas d’interdit les concernant.

Ensuite je rappelle que tous les commerces alimentaires restent ouverts y compris les supermarchés.

   De ce fait, et sauf interdits supplémentaires, les étals alimentaires des marchés restent possibles.

  A leurs clients de prendre toutes les précautions nécessaires, là comme ailleurs, en termes de distances entre clients et autres…

 Donc ,pour l’instant, ces marchés alimentaires qui ,en plus, sont en plein air, contrairement aux magasins, restent ouverts…

  Qu’en sera-t-il dans quelques jours ou quelques semaines ? Personne ne le sait.

J’ajoute enfin que chacun(e) doit s’alimenter et que dans le contexte épidémique grave actuel, chacun(e) fait ses choix dans tout « un reseau » de contraintes et d’obligations.

Gérard Caudron : Même si je me refuse à les lire la plupart du temps, il arrive qu’on m’en parle…

et donc très simplement, pour répondre à votre question, je dirai que j’hésite  pour les qualifier entre leur «  dire mon mépris  » ou en « plaindre leurs auteurs ».

  C’est inqualifiable à un moment où on doit tous se mobiliser,

c’est bafouer le vote des Villeneuvois(es) qui m’ont renouvelé leur confiance au 1er tour des municipales à 46,6% (malgré la présence de 6 listes).

Enfin comme certain(e)s étaient soit sur une des listes de mes adversaires ou soit les soutenaient, elles et ils pourraient pourtant avoir compris

que les citoyen(ne)s n’acceptent pas ce type d’agression

  Je n’en dirai pas davantage… 

Elles et ils ne le méritent pas!

Gérard Caudron : D’abord je veux vous rappeler que nous nous préparions déjà depuis plus d’une semaine, convaincu que j’étais « qu’on en arriverait là »…

   Ensuite avec l’équipe de cadres et d’agents communaux qui m’entoure, avec aussi l’engagement de beaucoup de nos élus,

le « chef de file » que je suis, dans cette bataille qualifiée (à juste titre) de « guerre » par le Président était déjà prêt et bien décidé à y mettre toutes ses forces, son énergie et son expérience.

   Certes, si nous sommes pour la plupart plus ou moins confinés ,nous sommes aussi mobilisés au moins 17 heures par jour, voire davantage si nécessaire.

   Les services vitaux sont conservés pour les aînés qui en ont besoin, pour l’aide et l’action sociale, pour l’état civil (hors mariage), pour les enfants dont les parents sont des agents du secteur santé, pour la sécurité de toutes et tous etc… et pour toutes urgences vitales,

sans oublier « les services généraux » pour que la Mairie « ne tombe pas en panne » et puisse communiquer par tous moyens avec les Villeneuvois(es).

Nous recevons plusieurs fois par jour des circulaires de la part du Préfet que nous devons mettre en œuvre à tous prix et sans souvent les moyens nécessaires.

Nous nous y adaptons car c’est mon et notre devoir…

Gérard Caudron : La même chose que vous…

Mais ce n’est pas la première fois qu’elle se livre à des déclarations « sans véritable réflexion » depuis qu’elle est en campagne… et je ne parle pas d’ avant….

  Au moins, le bon côté, c’est que les Villeneuvois(es) voteront en connaissance de cause … et cette candidate comprendra ainsi peut-être mieux que l’âge n’est pas un handicap, que quelque soit son âge tout doit être fait pour que chacun(e)s restent des citoyens à part entière.

  En plus, celles et ceux qui se sont excusé(e)s recevront un colis en compensation.

J’avoue que ce « nouveau monde » … ainsi que celles et ceux qui l’on rejoint pour diverses raisons… m’attristent plus qu’elles et ils me « révoltent »

  Je n’en dirai pas plus à cet heure n’étant pas sùr à 100 % que les élections auront bien lieu dimanche…

Gérard Caudron : D’abord la situation de l’épidémie changeant chaque jour, sinon chaque heure, les instructions du Préfet n’était pas les même pas plus que l’état d’esprit de la population.

Il suffit de voir ce qui se passe aujourd’hui en Italie où tout le pays est confiné voire le match LOSC/Lyon de dimanche qui ne pourrait plus se faire demain dans les mêmes conditions.

De plus, j’ai considéré qu’une chose était de décider, en tant que Maire, de priver des aînés d’un dimanche festif (par ailleurs très réussi), chacun(e) étant par ailleurs libre de venir ou pas, les absent(e)s pouvant demander à la place un colis,

et une autre chose pour le candidat que je suis à l’élection municipale d’inviter à venir m’écouter (alors que tout figure dans mon programme sur les documents distribués) beaucoup de citoyen(ne)s dont beaucoup auraient fait ce geste et cette démarche pour me manifester leur soutien.

C’est pourquoi le Maire a autorisé l’une et le candidat annulé l’autre.

Gérard Caudron :

1 – Concernant « le futur ancien site de l’école Jean Jaurès » et son devenir après sa reconstruction un peu plus au Nord sur la rue Jean Jaurès, j’ai décidé d’y prévoir un petit ensemble de logements pour personnes âgées qui ne peuvent plus vivre chez elles, sans pour autant être obligées d’aller dans un EHPAD et donc pour des citoyen(ne)s avec peu sinon pas de voitures.

2 – Concernant la rue Jean Jaurès dont les travaux sont commencés au Rond Point St Ghislain, ils continueront jusqu’à Croix pour faciliter les déplacements doux en renvoyant une bonne partie de la circulation sur le Grand Boulevard.

       Pour mémoire, ce terrain privé de la Maillerie (ex 3 Suisses) qui, à l’époque, générait de très nombreux camions les aurait retrouvé si ce terrain  était resté industriel !

L’expérience montre que les appartements génèrent moins de circulation de voitures surtout à proximité d’une station de métro et d’un arrêt tramway comme c’est le cas.

     Au demeurant, je le rappelle, la Maillerie est un projet privé et pas un projet public.

Mon seul choix a consisté entre le laisser industriel ou l’autoriser en habitat et j’ai trouvé plus logique, à cet endroit, de laisser y faire des logements plutôt que de les faire, pour répondre aux besoins des citoyens sur des espaces agricoles .

3 – Pour ce qui est des vélos, de nombreuses mesures sont prévues que vous retrouverez en version papier dans « notre projet  2020 – 2026 » ainsi que sur notre site de campagne www.villeneuve-en-tete.fr

4 – Quant aux SDF, c’est un problème de société qui dépend de l’État et du Préfet que nous accompagnons selon leur demande avec des logements d’urgence.

Pour autant, si c’est toujours trop, notre ville en a beaucoup moins que les villes alentours… et, encore une fois, une mairie n’a pas les moyens de répondre à tous les problèmes sociétaux.

      Pour les élections à venir je dis la vérité et même si cela me valait de me faire battre, je ne dirai ni ne promettrai jamais n’importe quoi.

Je laisse cela à mes adversaires et si les Villeneuvois(es) les préfèrent… je cesserai, en retraite, de travailler pour elles et eux de 60 à 70 heures par semaine.

Bon vote donc.!.. Quel qu’il soit…si les élections ne sont pas reportées 

On est en Démocratie

Gérard Caudron : Optimiste ? je sais pas …mais serein oui.

Curieusement j’ai aujourd’hui un sentiment très mitigé.

   D’un côté je n’ai jamais eu autant de manifestations de soutien au détour des manifestations et dans tous mes déplacements quotidiens. J’ai aussi sûrement une des meilleures équipes de candidat(e)s de toutes mes campagnes électorales avec des militant(e)s pour me soutenir à la tâche presque 24h/24.

   De l’autre, j’ai des adversaires qui ne reculent devant rien (ni aucune perspective d’alliance de deuxième tour) et dont les messages frisent la haine et la diffamation pour certain(e)s d’entre eux et ce, dans un monde politique déliquescent où « les girouettes » tournent à l’envie et où, faute d’idées et de projets, il faut attaquer « l’Homme » sous le « regard gourmand » de certains médias qui ne se privent pas de montrer leurs « choix » à longueur d’échos relayant de « petites phrases »… de mes adversaires…

   Alors, à 12 jours d’un 1er tour qui, si je n’arrive pas en tête, me verra me retirer, je suis serein.

 Si je suis battu, car devancé, je serai sans doute triste mais pas du tout désespéré. Ma vie continuera… autrement.

 Si je suis élu, je mettrai, comme je m’y suis engagé, toutes mes forces, en particulier en cette période de crises politiques, sociales et sanitaires où il faut peut-être mieux « avoir aux manettes » des femmes et des hommes d’expérience que « certaines et certains qui nous montrent sans vergogne leurs limites » depuis ces dernières semaines …à tous les niveaux.

Je n’en dirai pas plus.

Le 15 mars et ensuite le 22 mars, ce sont les Villeneuvoises et les Villeneuvois qui décideront.

  Et quels que soient leurs choix… en Démocratie, ce ne pourra être « qu’une bonne décision » et ce, même si leur décision est contraire à mon offre de les servir encore…

Gérard Caudron : « Elle ne manque pas d’air » (passez-moi l’expression), elle qui porte l’étiquette d’un pouvoir qui fait tout pour étrangler les communes et les pousser ainsi à disparaître en même temps que leurs élu(e)s.

Je pense et j’ai dit depuis longtemps que dans les métropoles, de par des lois successives, les communes ont de moins en moins de marges, étranglées financièrement par l’Etat, aux compétences régulièrement diminuées par l’Etat et aux pouvoirs obligatoirement partagés et conditionnés avec les métropoles.

J’ai dit et je répète ,comme je l’ai fait mardi à l’occasion du « cinquantenaire de villeneuve d’Ascq » qu’aujourd’hui une commune ne peut rien décider sans l’accord et le soutien de la MEL, comme elle ne peut rien décider si la MEL n’est pas d’accord vu les budgets de la MEL  et ses compétences pour toutes les infrastructures (voiries, assainissement), les transports publics, l’urbanisme, le SDAU, le Plu, le logement, la gestion des déchets et tout le reste qu’elle partage avec les communes (sport ,culture).

Si celle « qui m’accuse », qui est élue à la MEL et qui en a même présidé, certe « brièvement », le groupe LR , suivait ses dossiers elle le saurait !

Et ce n’est pas au Maire que je suis qui a toujours su RESISTER que ce soit à sa grande commune voisine, à la CUDL, LMCU avant qu’elle ne devienne MEL qu’on peut faire le moindre reproche en la matière. Beaucoup on essayé soit de me briser soit de m’acheter. Aucun n’a réussi et ce n’est pas maintenant qu’on y arrivera ! Je vois mal « d’un peu plus jeunes  » prendre ce genre d’engagement … quand on voit les girouettes tourner…

Et quand, sous la macronnie, j’entends « le pouvoir » et Bercy, je pense et je crains que cela ne fera que s’aggraver.

Quand donc en effet la MEL verra ses élu(e)s issu(e)s d’un « véritable suffrage universel »  dans 6 ou 12 ans, elle deviendra une collectivité de plein exercice

et il faudra préparer des lois qui garantiront un statut réel et démocratique pour les communes et leurs élu(e)s qui la composent avec de réels pouvoirs et de réelles compétences (non « conditionnées »)ce qu’elles n’ont déjà plus vraiment…des communes qui sont et qui resteront toujours les véritables structures de proximités citoyennes 

Je ne connaitrai  pas ce moment et donc aujourd’hui ce qui m’importe d’abord c’est que dans la MEL de demain le « pôle Villeneuvois », la commune de Villeneuve d’Ascq, restent et soient toujours le deuxième pôle de la métropole en termes d’attractivité et de « bien vivre »….et ce ne sera pas si simple quand on voit la vie politiques et ses acteurs dans « le nouveau monde »

C’est donc ce à quoi je consacre toute mon énergie et concrètement par exemple  avec « Grand Angle ». C’est aujourd’hui un Centre ville pour Villeneuve d’Ascq que nous construisons en même temps que le pôle et la centralité du secteur Sud/Est de la MEL quand celle ci dans un peu plus de 10 ans sans doute sera devenue une collectivité démocratique de plein excercise .

Mais d’où aussi d’ici là, et en particulier dès avril prochain, conserver à la MEL une gouvernance qui associe toutes les communes sans les manœuvres partisanes que les formations qui soutiennent mon adversaire  sont en train d’essayer de préparer pour faire plier les élus des communes qui n’ont pas leurs étiquettes!

Gérard Caudron :

Tout d’abord, sur la forme, un grand merci pour vos encouragements. C’est réconfortant en ces temps difficiles et après 2 ans de « manœuvres d’élimination »à mon égard.

Sur le fond, j’ai déjà répondu plusieurs fois à ce type de question.

Vous les retrouverez en parcourant les plus de 60 questions-réponses qui figurent sur mon blog www.gcaudron.org et sur notre site de campagne www.villeneuve-en-tete.fr

Je résume :

  1. Villeneuve d’Ascq avec ses 1000 hectares d’espaces verts, bois, lacs, espaces natures, espaces agricoles, jardins familiaux, jardins partagés etc… sur une surface totale de 2800 hectares soit 160 m² par habitants en moyenne, est sans doute la ville moyenne de cette taille la plus verte et nature de France. C’est le résultat de ma volonté depuis 1980 de ne pas construire sur toutes les terres publiques qui avaient été expropriées par l’État pour y construire une ville nouvelle de 120 000 habitants et que j’ai décidé alors de limiter à 70 000 (Rappelons que sur les 100 hectares du Héron il était prévu à mon arrivée plus de 3000 logements). 
  2. Aujourd’hui et durant ces dernières années,  vu la réussite et l’attractivité de la ville il y a une pression énorme de la part de propriétaires privés de terrains et de promoteurs pour construire, le tout assorti d’une hausse considérable des prix des constructions anciennes et nouvelles (Je ne sais si vous êtes propriétaire. Si oui je vous suggère, pour vous en convaincre, de comparer le prix auquel vous avez acheté votre bien et son évaluation aujourd’hui par un agent immobilier ou un notaire….on est loin de la rentabilité des livrets A). Malgré cette pression, et en dehors de la Haute Borne en cours d’aménagement pour accueillir plus de 10 000 emplois il n’y a eu de ma part aucune décision de constructions sur ces terres publiques vertes ou agricoles (et même au sein de la haute borne des terrains restent en cultures). Il faut le savoir et cesser de laisser croire le contraire : Caudron n’a jamais été et n’est pas « un bétonneur » ! Sur votre quartier et des deux cotés de la rue de Lille en particulier, les constructions se font toutes sur des terrains appartenant à des propriétaires privés qui négocient directement avec des promoteurs sachant qu’en secteur urbanisé le maire ne peut refuser un permis de construire. Personne ne peut dire le contraire … 
  3. Ainsi non seulement nous avons les 1000 hectares déjà rappelés mais nous y développons et y développerons des cultures nourricières, par tous les moyens publics et citoyens possibles. C’est un enjeu vital !
  4. Pour construire des logements, vu les demandes pour Villeneuve d’Ascq, (plus de 20 000 répertoriées chez les bailleurs de la MEL), sont reconverties des friches industrielles privées dont les propriétaires, eux aussi, négocient directement avec des promoteurs les prix et conditions. Je ne dis pas que c’est bien, je dis que c’est la loi qui le leur permet au nom du sacro-saint droit de propriété. Deux exemples : Bd Montalembert des logements sont construits à la place de l’entreprise Fourlignie et au Breucq la Maillerie se construit à la place des entrepôts des 3 suisses (avec certes de la circulation automobile mais sans plus de camions et beaucoup moins de pollution). Mais donc sans réduire ni détruire aucun espaces verts au contraire.
  5. Nous ne prévoyons aucune opération de logements sociaux dans la ville sur des terrains publics mais uniquement ici et là des logement plus spécifiques pour des jeunes ,des aînés, des étudiants, des personnes handicapées, le tout pour assurer au mieux la continuité résidentielle des citoyens de tous âges.    
  6. Concernant  la circulation automobile, si effectivement il y a toujours des excès de vitesse malgré toutes les mesures physiques prises pour les éviter, c’est en raison de l’irresponsabilité de ces citoyens, pour certains véritables assassins de la route, qui par exemple rue de Lille ne peuvent pourtant pas ignorer les limitations à 30 kms/h et les lignes continues. Voilà qui est dit et redit une nouvelle fois… sachant que ce ne sera pas la dernière…. c’est tellement plus facile de rendre le maire responsable de tout ! On ne s’étonnera donc pas de voir autant de maires « jeter l’éponge » qui n’en peuvent plus de se voir reprocher des choses qui ne sont pas dans leurs pouvoirs ou (et) moyens !

Gérard Caudron : Irriter ? non mais blessé, oui

et surtout inquiet de constater ces nouveaux comportements dont, à terme ,les auteurs en seront aussi les victimes.

Au demeurant je suis habitué ayant connu tout au long de 2019 des titres et des textes autrement plus cruels.

Je n’en dirai pas davantage à ce stade sinon,

comme disait ma grand-mère : « je ne suis pas rancunier mais je n’oublie pas et je ne pardonne pas »

Gérard Caudron :

Je ne suis pas médecin et je ne connais donc pas toutes les réalités de cette maladie épidémique.

Je l’ai d’ailleurs dit il y a plusieurs semaines dans mes carnets en distinguant « probabilité » et « espérance mathématique »,

autrement dit, en affirmant que quand on a une probabilité faible mais si le risque est énorme on ne peut raisonner de la même façon qu’avec une probabilité plus forte multipliée par un risque faible.

Alors quand je lis que c’est débattu « au plus haut niveau de l’Etat », je me dis que quand une décision sera prise, le « représentant de l’État » comme maire que je serai alors l’appliquera…

comme pour les écoles, les retours d’Italie…à ce jour

J’espère qu’on n’en arrivera pas là … mais personne, à ma connaissance, ne peut nier les risques…, même si chez certains il y a sûrement des « arrières pensées »…

L’heure pour tout responsable qui se respecte est à la vigilance et au respect de nos obligations.

Gérard Caudron : Que nous soyons interpellés n’a rien d’anormal.

C’est naturel en campagne électorale.

   Que nous le soyons sur des thèmes semblables l’est aussi : sécurité – logements – urbanisme – circulation – stationnement – propreté. C’est tout aussi compréhensible de la part des citoyens, car cela correspond aux préoccupations de nos concitoyen(ne)s.

   Le problème pour les Maires, quels qu’ils soient ,c’est d’abord que pour répondre à certaines demandes, l’Etat qui nous étrangle financièrement nous en réduit les moyens.

   C’est ensuite, sinon surtout, du fait que la réponse à la plupart de ces interpellations n’est pas de nos compétences….  Et là je dois dire que ,pour tous les Maires, c’est pénible et cela explique sans doute le fait que beaucoup de Maires sortants ne sont plus candidats et que les nouveaux ne voient surtout dans cette élection qu’un enjeu politique soit pour leur parti, soit pour leur propre « carrière ».

Pour en reprendre quelques exemples :

1) la sécurité : c’est ,de par la loi , du rôle quasiment exclusif de l’Etat, du Préfet et de leurs polices. Les polices municipales, de par la loi ,n’interviennent qu’à la marge.Elles  ne peuvent ni intervenir sur les cambriolages, ni sur les réseaux de toxicos, ni même sur les expulsions de Roms et de Gens du voyage etc…etc…

2) le logement : les attributions sont faîtes par les bailleurs sociaux dans le cadre de leurs commissions et par les propriétaires pour ce qui est du privé.

3) Urbanisme et permis de construire : La loi qui domine c’est « le droit de propriété » et le Maire ne peut que vérifier la compatibilité de chaque projet avec la loi et ses règles qui sont de moins en moins contraignantes pour les propriétaires et les promoteurs.

Si pour une raison d’opportunité, de densité et de choix d’aménagement, le maire refuse un permis de construire,c’est lui qui sera poursuivi devant le Tribunal administratif qui condamnera sans doute la commune.

4) Circulation : C’est d’abord le résultat de comportements individuels souvent « inappropriés » face auxquels on est tous démunis, et s’agissant des aménagements, cela dépend ,quasiment toujours maintenant ,des intercommunalités et pour ce qui nous concerne de la MEL (Métropole Européenne de Lille)

Il en est de même pour le stationnement sachant que depuis 40 ans le nombre de voitures par logement a été multiplié par 2, 3 voire parfois 4 pour un même espace disponible. 

5) Propreté : Là encore ,dans la plupart du temps, les déchets sont les résultats de comportements « inappropriés » de citoyens et nous n’avons pas les moyens d’être partout à la fois tout le temps.

Dans une Ville comme la nôtre, les voiries , les chemins et les espaces publics à entretenir se comptent en centaines de kms et en hectares.

Il est vrai qu’on aimerait davantage être jugé sur tout le reste de nos compétences , écoles, cal, crèches, culture, sport, social, aînés, petite enfance, jeunesse etc…etc… mais c’est sûrement trop demander…  d’où les lassitudes des élu(e)s locaux bien compréhensibles.

Si cela devait m’arriver de n’être pas réélu à cause de questions qui dépendent de l’Etat, de la MEL, de la Région, du Département voire des comportements citoyens eux mêmes, je partirais sans douleur « vivre ailleurs et autrement le reste de mon âge » avec peut-être simplement le regret d’avoir fait autant de sacrifices durant la plus grande partie de  ma vie.

Quant enfin je lis que les insoumis veulent « mettre fin à « la monarchie municipale » en m’étiquant » marconiste… cela me confirme que LFI n’a plus rien de gauche

C’est simplement et malheureusement  un mouvement populiste avec toutes les dérives que cela suppose , un mouvement avec lequel je ne négocierai jamais même si je respecte ses électeurs qui ,eux, sont souvent…après le naufrage du PS

Gérard Caudron : Je ne crois pas au hasard et je sais qu’en politique, en ce nouveau monde, tous les moyens sont bons pour battre un Maire qui dérange les pouvoirs en place.

Je l’ai écrit au Préfet et j »espère que vous et les villeneuvois m’accompagnerez dans mes colères.

On a l’illustration de ce qui risquerait d’arriver à Villeneuve d’Ascq s’il n’y avait plus demain un(e) Maire capable de défendre sa Ville en n’ayant pas peur de voir sa « carrière » brisée faute « d’échine souple ».

On le saura bientôt

Gérard Caudron : C’est peu dire que depuis des mois, « on ne me fait pas de cadeau ».

   Je n’oublierai jamais les titres répétés en écho à  des attaques ignobles dont j’ai fait l’objet en 2019 même si j’ai alors fait le choix de ne pas me mettre à ce niveau de caniveau… et donc de ne jamais répondre… (les faits m’ont donné raison)

   Maintenant, et depuis plusieurs semaines, mon nom n’apparaît dans la presse qu’à travers des coups de griffes… petites ou grandes

   Dois-je répondre ? j’ai déjà essayé… mais soit on ne publie pas ma mise au point, soit on l’accompagne d’un commentaire qui la dénature.

   J’ai donc pris la décision de ne plus essayer et de me contenter d’utiliser mon blog et notre site de campagne pour informer celles et ceux qui souhaitent connaitre  mes réactions ,ce que je fais aujourd’hui en vous répondant

    Concernant les déclarations prêtées à la tête de liste LREM / LR /ex-PS  citée ce matin, je dirai simplement que  personne ne peut ignorer que la rue des Victoires refaite et baptisée du nom de Simone- Veil est une réalisation  de très belle qualité inaugurée il y a déjà plusieurs mois déjà . Reste à matérialiser, suite aux demandes des écoles ,un passage protégé plus visible.

   Pour ce qui est du Boulevard Van-Gogh qui sera refait par tranche dans son assiète actuelle pour éviter trop de gênes aux riverains, j’ai en effet choisi de ne pas le déplacer pour économiser des millions d’euros et ne pas bloquer le quartier durant un an et plus.

   Il en est de même pour le Boulevard de Valmy, d’autant que le projet de l’agence  initialement retenu, le faisait passer le long de l’immeuble de logements et d’activités de proximité (médecin, ophtalmo, orthopédise, kiné, pharmacien etc…) et ce, en reprenant des terrains qui appartiennent d’ailleurs aux riverains (ce que les initiateurs du projet n’avaient pas vérifié) et donc ni à la Ville, ni à la MEL.(sans compter la disparition des places de stationnement)

 On imagine les réactions qui seraient advenues …  et donc, pour le maire que je suis, l’ardente obligation de les deviner avant même de les provoquer …

  Alors certes, cela réduit l’emprise de « la place commerciale » de quelques 10 à 15 m, et je l’assume ayant à cœur  la vie des Villeneuvois(es) d’abord, d’autant qu’il aurait fallu en plus « casser » le rond-point de l’Europe et celui du Forum vert avec les conséquences qu’on imagine sur la  végétation, la circulation et les accès de V2.

   Quand donc je lis ces déclarations, alors que j’ai plusieurs fois communiqué en Conseil Municipal sur ces modifications , j’hésite entre deux type de raisons qui pourraient être à leurs origines … et je préfère ne pas les dire

   En résumé, mon opposante LREM m »attriste et la presse me conforte dans mon choix d’une attitude de respect  de sa liberté  d’écriture ,de jugement et d’orientation politique mais de ce fait un choix assorti de mon refus d’y répondre et de polémiquer.

  Ce sont les villeneuvois qui jugeront le 15 mars

et je me plierai devant ce choix et devant ce choix seul

Gérard Caudron : Comme je l’ai toujours fait, j’ai répondu clairement et honnêtement à la question posée par des parents en référence et avec les obligations que la loi m’impose , tout en expliquant ce que nous faisons pour réduire les effets désagréables  qui compliquent la vie des parents en cas de mouvements de grève mais en  n’oubliant pas que ces grèves  sont elles-mêmes le résultat des politiques du Gouvernement que soutient mon adversaire aux municipales, une  adversaire qui ,d’ailleurs en tant que candidate et élue municipale s’était déjà permise de dire le contraire de ce qu’elle dit  en tant que Vice-Présidente de la Région à propos des travaux de réhabilitation de la Rose des Vents.

Aujourd’hui candidate soutenue par le Gouvernement LREM, elle propose de ne pas respecter la loi .

Je n’en dirai pas davantage, sinon que c’est bien à l’image du « nouveau monde » politique.

Et si je devais être battu pour de telles raisons… oui vraiment je partirais sans regret….

Car ce ne sont ni mon monde, ni mes valeurs, ni ma façon d’appliquer nos lois et celle de respecter les citoyen(ne)s villeneuvois(es)

Gérard Caudron : Concernant d’abord les arbres qui sont sur des terrains privés : non bien sûr, c’est de la responsabilité de leurs propriétaires.

Concernant les 250 000 arbres publics : en cas d’alerte météo tous les parcs, bois et espaces boisés publics sont « fermés au public » idem pour les cours d’écoles.

Pour tous les autres nous faisons des contrôles réguliers et si certains sont malades, ils sont abattus et remplacés par des espèces plus adaptés.

C’est d’ailleurs dans ces cas que souvent on me reproche ces abattages (et parfois de manière violente) alors qu’il s’agit de sécurité et ce sera de plus en plus vrai à cause du dérèglement climatique qui multiplie et aggrave ces épisodes de tempête.

On ne peut tout garantir, sinon qu’on est vigilant et qu’on a aussi besoin des alertes citoyennes en la matière.

Gérard Caudron : C’est tout à fait possible et  j’y suis évidement  très favorable.

Je demande à Lionel Baptiste délégué aux marchés et à André Laurent délégué à l’environnement de vous contacter pour en discuter des modalités .

Gérard Caudron : N’ayant pas ce type d’habitat très dégradé à Villeneuve d’Ascq et la ville étant par ailleurs  tellement attractive que tout se vend très vite (même avec travaux) de particuliers à particuliers, (ce qui n’est pas le cas de Roubaix),

Nous ne pouvons  pas avoir ce type de service qui entrerait en concurrence avec les agences immobilières.

Je sais que ce n’est pas facile de trouver à acheter une maison à villeneuve d’ascq étant moi même en recherche à titre personnel d’une maison ou d’un appartement .

  J’espère que vous y arriverez

Gérard Caudron : Monsieur, je n’ignore pas la campagne qui est lancée contre moi à ce propos et elle me blesse car injuste sinon pire !

 Si aujourd’hui sur une surface de la Ville de 2800 hectares il y a près de 1000 hectares d’espaces verts, ruraux, bois, lacs, de nature, jardins collectifs etc…,c’est d’abord parce que j’ai limité la Ville de Villeneuve d’Ascq prévue à 120 000 habitants à 65 000 habitants.

C’est ainsi que nous et que j’ai sauvé de l’urbanisation des centaines d’hectares agricoles qui nous serviront demain à en faire une Ville nourricière.

Dois-je rappeler le courage qu’il faut pour cela par quelques chiffres :

100 hectares sauvés comme au Héron (ou comme à Ascq de la Rue Colbert à Tressin)

C’est un million de m² x 300 € (si constructible soit 300 000 000 d’Euros pour 100 hectares et 600 000 d’Euros pour 200 hectares de « perdus » pour la MEL et les acteurs de l’immobilier.

Concernant les constructions évoquées par vous Rue du Chemin Vert ,je rappelle une fois encore que c’est une opération entre des propriétaires privés du terrain et un promoteur.

Le maire ne peut le refuser car le PLU ne peut pas rendre inconstructible  une parcelle située dans un secteur bâti (c’est la loi !) et si le Maire passait outre, la Ville serait condamnée à indemniser les uns et les autres. Ce qui coûterait aux Villeneuvois…sans compter qu’ensuite les constructions se feraient ! 

Concernant le Boulevard Montalembert c’est la même chose,  c’était une friche industrielle et donc ni un espace vert ni un espace agricole. Et tout cela sans oublier les besoins de logements à Villeneuve d’Ascq si on en juge par la rapidité des commercialisations (malgré des prix élevés)

Oui Monsieur, votre attaque est injuste !

et elle ne correspond pas à la vérité !

S’il s’agissait de terres communales pour des projets communaux, je comprendrais vos remontrances …mais ce n’est pas le cas, le preuve en est que ces deux opérations ne réduisent en rien les 1000 hectares d’espaces revendiqués et qu’aucune Ville de notre taille en France ne peut afficher, revendiquer et s’en féliciter !

Gérard Caudron : La Mairie va en effet financer et faire construire un nouveau groupe scolaire Jean Jaurès de très belle qualité architecturale qui devrait ouvrir d’ici 2 ans.

L’emprise de l’actuel groupe qui se situe entre la rue JB Bonte et la rue Gambetta, dans un secteur où, donc, les accès et les possibilités de stationnement sont limités et peut donc accepter n’importe quel type de construction.

J’ai donc inscrit à notre programme 2020/2026 « un projet d’habitat pour aînés » intermédiaire entre les « béguinages classiques » et les EHPAD pour y accueillir des aînés ayant des besoins d’accompagnements plus importants que ce dont on peut disposer dans un domicile isolé sans pour autant être aussi lourd que dans un EHPAD et ce, afin d’assurer à chacun(e) une réelle « continuité de logement » tout au long de son vieillissement.

Ses services pourront être ouverts selon des modalités et des conditions à définir à d’autres aînés habitants le secteur du Breucq.

Dès 2020, des contacts seront pris avec des bailleurs intéressés pour en étudier le projet dans toutes ses dimensions.

Cette expérience pourra s’étendre à d’autres projets du même type sur d’autres quartiers de la ville.

Gérard Caudron : Le terrain, comme d’ailleurs celui utilisé par l’association « le Poteau Rose », est un terrain appartenant à la MEL sur lequel était prévu un immeuble puisqu’il est  constructible .

Je ne pense pas qu’il soit raisonnable d’y construire un immeuble de plus sur un secteur déjà très construit.

Il est donc pour moi important de conforter le site du Poteau Rose et de destiner le reste à être « un espace nourricier » pour les habitants du quartier avec cultures jardinières et plantations fruitières.

On va y travailler durant le prochain mandat.

Gérard Caudron : Merci pour votre question. Je me permets d’abord de vous rappeler que le Villeneuve d’Ascq Football Féminin (VAFF) est issu de la scission avec le club historique « FOSVA » en 2014 ayant pour objectif le développement et la pratique du football au Féminin et d’en assurer sa diffusion sur le territoire villeneuvois, une scission décidée par les créateurs du VAFF sans demande particulière à la mairie.

La Ville a décidé immédiatement de l’accompagner, au regard de son investissement auprès du sport d’excellence porté par le tissu sportif féminin (LMRCV, VARS, ESBVA/LM), ainsi que du grand nombre de section féminine (HBCV, VAFA, Raquette et FOS Tennis).

C’est pourquoi, la ville de Villeneuve d’Ascq a défini les moyens nécessaires à l’accueil de cette nouvelle association et proposé une subvention sans cesse augmentée pour atteindre les 14 000 € à aujourd’hui.

Par ailleurs, la Ville met à disposition du club les anciens locaux du CAL Fiacres (afin d’héberger le secteur administratif de l’association) mais également des installations sportives comme les salles de sports Molière,Moulin d’Ascq,et Lahousse

     –  Molière ;

     – le gymnase du moulin d’Ascq ;

     – le gymnase Lahousse.

La Ville, je vous le rappelle, soutient le mouvement sportif au quotidien pour un sport pour tous et un niveau pour chacun.

Le VAFF est une des composantes du bien vivre sa ville.

Pour autant, si nos budgets et les moyens que nous laisse l’État nous permettent de rénover et adapter les équipements sportifs nombreux existants, ils ne nous permettent pas de construire de nouveaux stades.

J’espère que, bien que n’étant pas villeneuvois, vous le comprendrez sachant que nous ferons le maximum, comme nous le faisons depuis 2014, pour adapter au mieux nos réponses à vos demandes dans un contexte financier extrêmement contraint du fait de l’Etat.

Gérard Caudron :

Sans doute d’abord parce qu’on est en campagne électorale des municipales et qu’il faut tout faire et tout dire pour me battre… Ce n’est pas nouveau.

C’est ce qu’on appelle aujourd’hui des fake news.

Ce n’est pas la première (j’ai connu pire ces derniers mois) et ce n’est surement pas la dernière.

Je rappelle que Villeneuve d’Ascq dispose de près de 1 000 hectares d’espaces verts, dnature, de forêts, de lacs, de jardins et d’espaces agricoles sur une surface totale de 2 800 hectares, avec 250 000 arbres sur le domaine publique.

S’ il faut parfois en couper parce que malades et dangereux, ils sont remplacés et toujours en plus grand nombre.

C’est parfois, et je suis le premier à le regretter, moins vrai sur des terrains et propriétés privés que leurs propriétaires veulent bâtir.

Je fais alors ce qui en mon pouvoir pour l’éviter mais ce pouvoir est restreint au nom du « sacro saint droit de propriété ».

En résumé, non CAUDRON n’abat pas d’arbres ! Il en fait planter des centaines par an y compris des arbres fruitiers !

C’est une fake news… au nom d’un sacro saint « principe » : « Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ».

Gérard Caudron : J’ai en effet, dès ma déclaration de candidature, bien précisé que j’étais candidat pour un mandat complet de 6 ans.

Je trouve en effet peu ou pas démocratique pour un Maire de se faire élire sur son nom en laissant ensuite sa place à un(e) autre élu(e) que les électrices et électeurs n’auront pas choisi à ce poste.

  C’est d’ailleurs vrai aussi pour des Maires (suivez mon regard…) qui laissent leur place pour être Ministre.

Je me suis engagé et je m’engage, si je suis élu le 22 mars à l’être pour la durée du mandat (sauf problème indépendant de ma volonté, ce qui peut arriver à tout le monde).

J’ai d’ailleurs aussi proposé un changement de loi pour qu’en cas de démission ou de décès d’un Maire on réélise l’ensemble du Conseil Municipal qui désignera son successeur afin que ce soit bien clair pour tout le monde…..

Gérard Caudron : D’abord, et depuis 2 mandats, j’ai une adjointe à la vie quotidienne. C’est même ma 1ère adjointe, Maryvonne Girard, et c’est très symbolique pour moi quand on sait que dans la plupart des communes la ou le premier(e) adjoint(e) est souvent délégué(e) aux Finances ou (et) au Personnel.

  Elle y consacre des dizaines d’heures par semaine. C’est un travail laborieux, pas toujours visible et de plus en plus important quand on sait que les élus locaux « récupèrent » la plupart des problèmes que rencontrent les citoyens faute souvent de trouver d’autres interlocuteurs (sécurité, incivilités, logement, emploi, etc)

  Si je suis réélu en mars, on et je continuerai dans cette voie tout en accroissant la transversalité nécessaire entre élus car ces problèmes concernent à peu près toutes les délégations données aux adjoint(e)s, élu(e) MEL et conseiller(e)s délégué(e)s sans oublier les conseillers municipaux sur leurs quartiers.

  En clair, on le fait déjà mais on essaiera de faire mieux encore même si l’Etat et la loi nous réduisent nos moyens pour répondre à des problèmes quotidiens en forte augmentation.

Gérard Caudron : J’en suis en effet à mon 586ème carnet, ce qui représente plus de 5000 pages manuscrites et plus de 7 millions de connections sur mon blog et les 4 sites qui les reprennent.

C’est un mode d’écriture qui me va bien et qui me rappelle les carnets hebdomadaires de François Mitterrand, publiés sous le titre  » Ma part de vérité » dans le journal du PS d’alors qu’était L’UNITE.

« Cela me permet de parcourir le temps qui passe tout en essayant de le dépasser »

Quant à un livre, si j’ai écrit en 2006 un modeste ouvrage « Comm’ des p’tits Coquelicots » et dont « j’attend le temps » de le rééditer après l’avoir actualisé, je n’ai pas vraiment envie d’écrire « mes mémoires », convaincu que  « les mémoires d’une femme ou d’un homme politique sont à l’histoire ce que Violet Leduc (architecte qui au ,19ème siècle, a reconstruit des châteaux forts en ruines comme celui de Pierrefonds ) est à l’architecture.

Mais qui sait ? et quand ?

tout dépendra peut-être de mars 2020

PS/  » Mon petit livre « Comm’ des p’tits coquelicots » est sur mon blog:  www.gcaudron.org

(à lire avec « indulgence …puisque vieux de 13 ans)

Gérard Caudron : Sans rentrer dans un débat qui concerne d’abord l’Etat et la loi et pas les maires « qu’on met à toutes les sauces »….., je peux vous garantir que ce cirque ne plantera plus jamais son chapiteau à Villeneuve d’Ascq.

J’ajoute qu’un Grand Cirque qui, pour le bonheur des petits et des grands ,vient tous les ans à Villeneuve d’Ascq m’a garanti  qu’il n’y aura plus d’animaux sauvages en 2020 dans son spectacle. Nous seront vigilants pour toutes autres demandes. 

Ceci étant dit avez vous une idée de se que deviendront ces animaux devenus inutiles…Moi » j’y pense …et je n’oublie pas » (pour paraphraser une chanson…

Gérard Caudron : L’église Saint Pierre de Flers Bourg a fait l’objet d’un diagnostic qui a confirmé l’état de dégradations des couvertures et des maçonneries.

Hormis la prise en compte des questions de sécurité et d’accessibilité, il faut souligner que l’aspect extérieur laisse apparaître des dégradations qu’il convient d’endiguer au plus vite .

Il est donc prévu de restaurer les façades en pierre, les charpentes et les couvertures ardoisées de tout l’édifice.

Les tranches de travaux sont les suivantes :

Tranche N° 1 : Restauration du clocher.
Tranche N° 2 : Restauration de la Nef.
Tranche N° 3 : Restauration du Chœur.

L’usage de l’édifice pour le culte est maintenu pendant la durée des travaux, avec quelques aménagements.

L’échafaudage du clocher sera donc monté de fin avril 2020 à septembre 2021avec occupation partielle de la voirie et nécessité d’une déviation provisoire.

Le montant global des travaux est estimé à 3 000 000 € TTC.  (Maîtrise d’œuvre confiée à Monsieur l’Architecte en Chef des Monuments Historiques).

Il est rappelé que le bâtiment est inscrit au titre des Monuments Historiques et que son portail est classé. Ces éléments génèrent des contraintes importantes et nécessaires dans le déroulé des opérations, avec diverses obligations liées notamment aux validations de l’Architecte des Bâtiments de France. Il est à noter également que ces protections pourront nous permettre d’obtenir quelques  subventions.

Le calendrier prévisionnel est le suivant :

– Travaux : pour la tranche N°1 : 2ème trimestre 2020 à fin septembre 2021,

– Travaux pour la tranche N°2 : de juillet 2020 à septembre 2021,

– Travaux pour la tranche N°3 : octobre 2020 à mars 2022.

 Avec ST Pierre du Bourg nous aurons donc réalisé, en une bonne dizaine d’années, la rénovation complète des églises Saint Sébastien d’Annappes , Saint Pierre d’Ascq et Saint Pierre du Bourg sans oublier des travaux réalisés à l’église  du Sacré Cœur du Sart.

Somme toute, comme j’aime à le dire, nous nous inscrivons dans la longue lignée « des bâtisseurs de  cathédrales » et j’en suis fier

Gérard Caudron : Aujourd’hui malheureusement aucune collecte de sapin ne se fait après la période des fêtes.

Cela se faisait il y a quelques année, mais l’opération a du être arrêtée car trop de sapins contenaient encore, guirlande ou décoration oubliées et cela abîmait les broyeurs .

Une autre solution était de mettre à disposition des bennes dans les quartiers pour collecter les sapins. Mais elle risquerait d’entrainer des dépôts sauvages dans et aux abords des bennes ce que les riverains ne sauraient supporter à juste titre.

De ce fait aucune action semblable n’est réalisée et en tout état de cause ne peut être réalisée cette année même si on continue à y réfléchir pour l’avenir. Si certain(e)s ont des idées, nous sommes preneur !

Reste bien sûr la possibilité de les porter à la déchetterie en même temps d’ailleurs que d’autres « résidus  » de Noël.

Gérard Caudron : La ville dispose d’un parc de 63 défibrillateurs (sachant qu’un défibrillateur coûte 1740 euros.)

Ils font l’objet de vols en grand nombre, et un nombre en forte croissance…

Ex / Masqueliez  3 en 8 jours, Bossuet 4 en 2 jours ,Chateaubriand 3 en 15 jours

On cherche de nouveaux emplacements qui conjuguent accessibilité rapide et protection contre les vols ce n’est pas simple !

Reste aussi la question d’un minimum de formation pour les utiliser. La direction du Protocole, des manifestations et de la sécurité met en place des formations gratuites à destination des riverains pour l’utilisation de ces défibrillateurs : En 2019 4 cessions ont eu lieu en septembre en partenariat avec la FFSS.

L’information de ces cessions est faite via la Tribune et les personnes appellent pour s’inscrire.

Maintenant on peut faire mieux sans doute et nous sommes demandeurs d’idées et de propositions.

Gérard Caudron : Je pense qu’il faut, en effet, rappeler la démarche et le cheminement d’un dossier d’implantation d’une nouvelle antenne :   L’opérateur doit bien sûr d’abord trouver un terrain où implanter son antenne et obtenir l’accord de son propriétaire moyennant un loyer.   Il doit ensuite passer  son dossier devant une commission départementale qui valide ou non, modifie ou non le projet ainsi déposé.
   

S’il est validé, l’opérateur envoie à la commune concernée un « Dossier Information Mairie » (DIM), puis une demande d’autorisation d’urbanisme, qui peut être déposée un mois après la DIM. Si la mairie refuse de délivrer l’autorisation d’urbanisme, il lui faut justifier légalement son refus.
 A Villeneuve d’Ascq, la commune fait instruire par le service « vie des quartiers » les DIM reçus.
   

Dans ce cadre, une commission de concertation comprenant les Opérateurs, des Conseillers de quartier et des élus se réunit.
    Suite à la réunion, une commission d’élus après examen du rapport de la commission de concertation donne la décision de la mairie et la notifie aux opérateurs.
S’il y a refus de autorisation d’urbanisme, l’opérateur peut poursuivre en justice et généralement, l’opérateur gagne.


    Pour répondre encore plus précisément  à la question posée, sachez que la ville a acquis un appareil permettant de mesurer les valeurs de champ électromagnétique, des mesures qui peuvent se faire au domicile des citoyens qui le désirent.
Les valeurs mesurées sont toujours inférieures aux seuils maximums autorisés, ceux-ci étant assez élevés et dépendant des fréquences porteuses. 

Il est donc très difficile de conclure sur la nocivité des champs électromagnétiques.
Pour autant le principe de précaution doit prévaloir et « on doit limiter au maximum de s’exposer à des champs électromagnétiques « élevés en déconnectant les appareils émetteurs quand on ne s’en sert pas par exemple (Déconnecter sa box internet la nuit par exemple).

A titre personnel, je pense que nos sociétés ont été très imprudentes dans ce domaine et « qu’on le paiera un jour très cher » ! Je me souviens avoir été un des premiers à pousser  ce cri d’alarme au Parlement Européen où j’ai siège il y a 25 ans … en vain, ce qui, je le reconnais, ne m’empêche pas de n’utiliser qu’un téléphone et un ordinateur portable avec, chez moi, une box que je n’éteins pas….(et je pense n’être pas le seul à vivre avec ce type de contradiction).

Gérard Caudron : Il faut rappeler que le commerce est une activité privée gérée par des acteurs privés et que la Ville n’a que peu de leviers pour agir en la matière.

Il faut pourtant et aussi rappeler que le commerce de proximité est un facteur important de la qualité de vie à Villeneuve d’Ascq.  

Nos commerçants animent nos quartiers et rendent un service de proximité.

La Ville les soutient donc au travers de multiples accompagnements.

Tout d’abord, elle subventionne et accompagne l’association des commerçants (Fédération Villeneuvoise du Commerce) par l’action de ses différents services : développement économique, urbanisme, hygiène et sécurité, protocole, police municipale….  La fédération villeneuvoise du commerce est en effet un interlocuteur quotidien des commerçants et joue un rôle structurant de relais avec la municipalité.

Le soutien de la Ville au commerce et aux unions commerciales se concrétise aussi par l’accompagnement technique, logistique et donc financier de leurs braderies.

La Ville accompagne aussi au quotidien les commerçants sur les sujets essentiels de propreté et de sécurité.  Elle organise une commission à laquelle les artisans et commerçants sont invités et peuvent exprimer en présence de la police nationale, municipale, des élus et des services de la Ville tout problème rencontré. Ce travail de grande proximité est mené avec une grande réactivité.

Par ailleurs, nous avons -contrairement aux autres grandes villes de la MEL- maintenu la gratuité du stationnement sur l’ensemble de la ville. Après concertation avec les commerçants, la Fédération Villeneuvoise du commerce, les conseils de quartier, les habitants, nous avons facilité l’accès aux commerces par la mise en place de zones bleues, gratuites et permettant de fluidifier le stationnement en proximité immédiate des commerces.

Nous allons également procéder à un test de stationnement limité à 15 minutes en face des boulangeries qui en ont exprimé le besoin. Si ce test apporte satisfaction aux commerçants et habitants, nous le pérenniserons.

Il faut ajouter que la ville accompagne les commerçants dans les démarches liées à l’évolution réglementaire voulue par l’Etat en matière d’accessibilité.

Autre enjeu de développement du commerce de proximité, la poursuite du développement de la mobilité douce. Ainsi, nous allons équiper les quartiers de la ville d’arceaux et de garages à vélos.

Nous avons de grands magasins présents sur la ville qui représentent plus de 5000 emplois. Ces pôles commerciaux sont concentrés principalement sur le quartier de l’Hôtel de Ville et le boulevard de l’Ouest. Les équilibres à développer entre grands commerces et commerces de proximité sont évidemment très importants. Nous nous sommes battus pour obtenir la rénovation de la chaussée de l’Hôtel de Ville afin de permettre un développement du commerce de proximité en plein cœur du centre-ville. Le chantier en cours donnera lieu à un embellissement de la chaussée et permettra de développer son attractivité.  Ces équilibres et ce maillage fin sont une de nos ambitions pour la ville et ses habitants.

Nous intervenons chaque fois que cela est possible en soutenant des dossiers de création de commerce de proximité structurant. Par exemple la Ville a accompagné et soutenu l’installation de la librairie presse de la Cousinerie ainsi que celle de la librairie d’Ascq.

La Ville a fait le choix de gérer directement ses marchés en ne délégant pas ceux-ci, comme le font certaines villes, à un délégataire privé. Les commerçants de marchés qui sont associés étroitement aux décisions de la Ville, notamment au travers d’une commission dédiée se disent satisfaits de cette décision. Nous avons reçu en 2019 un marché fermier de producteurs à la Ferme du Héron et au Musée du Plein air. Ce marché a connu un beau succès et sera développé en 2020.

En matière de braderies et vide-greniers, la Ville travaille étroitement avec les associations. Ce choix permet d’assurer une forte vitalité, avec un nombre très important de braderies, sur une période allant d’avril à octobre : 16 braderies en 2019, probablement 17 en 2020. Nous avons souhaité que la dimension festive de ces braderies soit renforcée ; par exemple la braderie de l’Hôtel de ville a connu cette année de belles animations avec jeux et musique.

Je peux dire qu’à Villeneuve nous bénéficions d’un dynamisme et d’une variété commerciale incontestables. Je souhaite donc continuer ,avec mes service et avec mon conseiller délégué au commerce et l’artisanat Lionel Baptiste, à soutenir, accompagner, développer et valoriser l’implantation de commerces à taille humaine, au plus près et au service des Villeneuvoises et des Villeneuvois.

Gérard Caudron : Au regard du nombre d’enseignants et d’agents municipaux absents, il n’est pas possible d’assurer l’accueil des enfants dans les conditions de sécurité requises.

Question annexe : En matière de préavis de grève, quelle différence entre enseignants et personnel ?

Gérard Caudron : Depuis la loi du 20 Août 2008, les enseignants doivent déclarer au moins 48 heures avant la grève leur intention d’y participer. Cette obligation ne s’applique pas aux agents territoriaux.

Toutefois, à Villeneuve d’Ascq, ceux-ci acceptent généralement d’en informer leur hiérarchie, ce qui permet une communication en direction des familles, notamment pour ce qui concerne le service de restauration.

Gérard Caudron : Quand une société voit se détériorer toutes les formes de civilité et de respect des autres, il n’y a malheureusement pas grand-chose à faire, sauf à avoir des moyens en personnel que nos budgets ne nous permettent pas.

En plus, ce qui est vrai pour les stationnements, l’est aussi pour la propreté avec des citoyens qui jettent des déchets n’importe où, pour les vitesses excessives et les non-respects du code de la route, les nuisances sonores ou olfactives etc…

Sauf à créer de « mini dictatures locales », en Démocratie, « la liberté justifie tout ». J’ajoute enfin qu’en matière de stationnement quand un(e) citoyen(ne) se voit mettre un PV, il a toujours « une bonne excuse » pour le contester y compris de manière agressive : « je n’étais là que durant quelques minutes pour aller à la pharmacie », « ramener chez elle une personne âgée ou malade » « poster un courrier etc.. etc…

Gérard Caudron : La règle de base que j’ai fixée est simple : quand des arbres sont en bonne santé, ils doivent être conservés sauf s’ils présentent des dangers, par exemple dans des cours d’École (leurs états sont contrôlés par des spécialistes).

S’ils ne le sont pas et doivent être abattus, ils sont remplacés par des espèces davantage en rapport avec l’espace urbain.

Au demeurant quand des travaux de voiries, de trottoirs ou d’assainissements sont faits, il arrive que la MEL pour des raisons techniques exige leurs remplacements.

Il arrive aussi que des arbres sur l’espace public provoquent des désordres sous des maisons privées.

Mais tout cela ne constitue que des exceptions !

Chaque opération d’aménagement voit planter toujours plus d’arbres et de meilleure qualité. N’oublions pas quand même que lorsqu’on est sur des espaces privés, leurs propriétaires sont quasiment les seuls maîtres de leurs décisions.

Gérard Caudron : Je suppose que vous aviez du en être prévenu comme tous les parents dès que nous avons eu les informations concernant les agents grévistes de l’Éducation Nationale et de la mairie.

Au demeurant, tout en comprenant la gène que génère cette grève et en rappelant que le droit de grève est un droit légitime,

s’agissant en plus d’une question, celle des retraites, qui inquiète et met en colère une majorité de Françaises et de Français de tous âges,

le service minimum d’accueil qui consiste pour la ville à embaucher des vacataires ne peut fonctionner sans risques pour les enfants qu’à condition qu’il y ait au moins un enseignant de l’école et un agent municipal travaillant dans cette école non grévistes et présents le jour de la grève.

Je pense que vous comprendrez qu’on ne peut prendre le risque de laisser des enfants dans leur école avec des encadrants dont aucun(e) ne connaît ni les enfants ni l’école.

D’où la fermeture de l’école.

Au demeurant, j’espère que ce mouvement ne durera pas et que donc M. Macron aura l’intelligence de retirer son projet pour remettre à plat le dossier des retraites sans procéder aux « coupes sombres » annoncés dans les retraites des futurs retraités.

Il faut savoir parfois avoir le courage de reconnaître que l’on s’est trompé.

Gérard Caudron : Les ouvertures et les fermetures de classes sont décidées par l’Etat et ses représentants locaux qui nous en « informent » sans, bien sûr, nous demander notre accord ni même notre avis….

Cela ne nous empêche pas de protester voire de les dénoncer quand elles sont injustifiées comme cette année à l’école Chopin … mais au demeurant c’est l’Etat et ses services qui décident !

De même quand, à juste titre, il décide de dédoubler des classes, nous devons impérativement fournir des locaux et des heures de personnels communaux.

Mais comme il ne crée pas de postes supplémentaires pour ces dédoublement il ferme des classes dans d’autres écoles en accroissant ainsi les effectifs des classes restantes …

Il faudra qu’un jour « on m’explique le raisonnement de ces décideurs » :

1/ Pour un meilleur enseignement, disent ils, il faut des classes à faibles effectifs

2/ Pour cela il faut y mettre des enseignants

3/ Ces enseignants sont « fournis » par les classes fermées ailleurs par ce même Etat … ce qui alourdit, dans ces écoles, les effectifs des classes restantes …

CQFD …

Gérard Caudron : Étonné ? non

je connais Martine Aubry, son amour de sa Ville, son énergie et ses passions …

Je ne suis donc pas étonné que, comme moi, elle ait envie de rendre irréversible ce qui a fait de Lille une grande Ville européenne.

Content ? bien sûr

car la réussite de « Lille intramuros » est importante pour la réussite de la MEL et donc pour les communes qui la composent et donc aussi pour Villeneuve d’Ascq qui est voisine et complémentaire de Lille….

Certes, comme moi, elle a son caractère et du caractère …mais il en faut quand elle, comme moi, devons faire face à des enjeux de taille et à un gouvernement qui fait peser sur nous des contraintes voire un carcan de plus en plus lourdes et lourd.

Au demeurant, l’important est d’avoir des objectifs cohérents, une volonté conjointe de réussir, ensuite… on discute et on trouve le compromis indispensable.

Gérard Caudron : Très clairement, le Maire n’a pas ce type de pouvoir. Le commerce est de l’ordre du privé.

Le Maire peut certes mettre un avis défavorable devant la CDAC quand un projet de grande surface y est examiné pour s’y opposer mais pas pour imposer quoique ce soit …  Quand un projet immobilier est déposé sur un terrain privé constructible au PLU, le Maire ne peut pas imposer de cellules commerciales ! Il peut certes négocier et dire au promoteur qu’il souhaite des commerces mais la décision finale revient au « couple » propriétaire du foncier- promoteur …pas au Maire.

Il en est de même quand le propriétaire d’un commerce veut vendre les murs de son commerce à une autre activité que commerciale (banque ou agence par exemples) sauf à négocier et à financer une période relais comme pour la Presse d’Ascq (encore faut il que le propriétaire soit d’accord).

En France le droit de propriété est « sacré » que cela plaise ou non. Le maire ne peut que faire appliquer le PLU (Plan local d’urbanisme ) qui, lui même, sous le contrôle du Préfet ne peut que respecter le droit d’urbanisme … tout le droit mais rien que le droit. 

Ce type de question m’est régulièrement posé et régulièrement je fais toujours la même réponse.  Mais c’est ainsi …. »les citoyens propriétaires » n’ont pas les mêmes « souhaits de puissance » pour le Maire (qu’ils souhaitent réduits) quand il veulent valoriser leurs fonciers que les riverains qui ne veulent pas être « gênés » par les constructions des premiers (des pouvoirs qu’ils souhaitent alors absolus pour s’y opposer).

Comme disait ma grand mère :  » Chacun voit midi à sa porte « 

Gérard Caudron : Concernant le préambule de votre question, je n’ai rien à rajouter car je le partage mot à mot . Cette évolution démographique est en effet le résultat de belles victoires en termes d’allongement de « la vie humaine en bonne santé ».

Nous avons en effet pour reprendre une formule connue « rajouté des années à la vie ».

Maintenant le grand défi c’est de savoir rajouter « de la vie aux années » pour que chacune et chacun, quelque soit son âge, soit et reste un(e) citoyen(ne) à part entière.

Cela veut dire en terme de logement une réelle continuité au fur et à mesure qu’on avance en âge pour éviter le passage brutal du domicile à l’EHPAD.

Cela veut dire en terme de déplacements de faciliter les mobilités et de simplifier les passages d’un mode à l’autre de transport pour faciliter les déplacements.

Cela veut dire de faciliter l’usage de tous les loisirs extérieurs et permettre à chacun de rompre sa solitude

etc… etc…

Nous, je, faisons déjà …et depuis des années mais on doit faire encore mieux.

C’est vrai pour les aînés mais c’est vrai aussi pour beaucoup de citoyens de tous âges dans notre ville.

Tout existe ou presque à Villeneuve d’Ascq dans tous les domaines, personne ne peut le contester.

La priorité n’est donc pas « d’en rajouter » mais d’en faciliter l’accès et de les adapter aux goùts qui évoluent  …

Somme toute, ne pas uniquement « partir de ce qui existe et voir comment y aller » mais de partir de « celui ou celle qui aimerait bien aller quelque part » et les aider à y aller.

Somme toute là aussi il faut mettre l’humain au cœur de tout !

Ce sera un axe fort de mon action de 2020 à 2026 si les villeneuvois(es) de désirent.

Pour les aînés mais aussi pour tous les citoyens et dans tous les domaines 

Quel enjeu sociétal !

Passer du « toujours plus » à l’ « enfin mieux » !

Gérard Caudron : Je ne suis malheureusement pas étonné !

Cette réforme est une catastrophe (je ne cesse de le répéter) y compris, on en a la démonstration dans cette étude pour des femmes qu’elle prétendait défendre … 

C’est une raison de plus de se mobiliser pour garder le système de répartition actuel tout en en corrigeant les injustices les plus criantes.

Au demeurant, je m’interroge sur ce que cherche le pouvoir en place ?

La politique du pire ?  J’espère encore que non… 

Gérard Caudron : Dans ce domaine aussi il faut distinguer même s’ils se combinent le comportemental et tout ce qui est du domaine des équipements:

  • Le comportemental, par exemple en école élémentaire, les enfants ont des activités vélo qui leur apprennent à faire (ou refaire) du vélo en toute sécurité, d’abord dans l’enceinte de l’école, puis par des sorties encadrées dans la ville.
  • Les équipements  et travaux qui permettent de créer des bandes cyclables, des contre sens cyclables dès que des travaux de voiries (à des endroits qui ne créent pas des dangers) sont programmés.
    Rue Charles le Bon, une voie partagée vélos-piétons a été créée et sera très prochainement mise en service, cela permettra aux enfants de se rendre à l’école Chopin à vélo, à pied ou en trottinette en toute sécurité.
    Éduquer les enfants et les inciter à utiliser les modes de déplacement doux en toute sécurité et en faisant une activité physique !
    D’autres travaux sont programmés, notamment la traversée sous la RN227 pour accéder Boulevard de Mons. Des équipements de parkings Vélos dans la ville, dans les écoles seront implantés pour inciter et permettre de garer son vélo en toute sécurité et faire ses achats dans nos commerces locaux. Enfin un grand travail de réflexion a été mené avec l’ADAV et avec le collectif climat pour améliorer le maillage de la ville.

Gérard Caudron : « Objectivement » je n’en sais rien

Voilà 5 ans et demi que tous les groupes politiques de la MEL (sauf les ex FN ) travaillent ensembles au sein d’une même majorité avec un exécutif constitué de vice -Présidents et de conseillés délégués issus de tous les groupes, qui, tous, ont voté tous les budgets de la MEL et presque toutes les grandes décisions et donc en sont tous responsables et comptables…

« Oui donc objectivement » je ne comprend pas que 3 de ces groupes attaquent dans la presse le bilan du Président et de la majorité … en des termes que je ne qualifierai pas sauf à me lancer à mon tour dans des manœuvres politiciennes… ce que je ne ferai pas malgré ma colère froide.

Certes tout ce que nous avons fait n’est pas parfait, certes des erreurs ont été commises, y compris par exemple par presque TOUS les élus s’agissant de diminuer les crédits transports (dont le vice Président était alors Mr Darmamin), certes il reste bien du travail à faire mais oser dire que la MEL n’a pas avancé, voire qu’elle a reculé...ce n’est pas digne de leurs auteurs (et je pèse mes mots).

Non seulement ce n’est pas juste mais c’est « une forme d’autoflagellation » 

Gérard Caudron : Madame bonsoir,

Je suis désolé que l’appartement que vous avez accepté il y a 8 mois ne vous plaise plus.

Pour autant, élection ou pas, je dois vous rappeler que ce sont les bailleurs et non le Maire qui attribuent les logements et qu’il vous faut donc faire une demande de mutation à LMH (ou une demande nouvelle à un autre bailleur) qui l’examinera et le présentera peut-être lors d’une prochaine commission d’attribution qui décidera de retenir ou non votre demande.

A toutes fins utiles, si vous voulez voter en mars 2020 il vous faudra vous inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre 2019.

(ne vous en offusquez pas, c’est la même remarque que j’ai fait à 3 autres candidats contre moi au poste de Maire qui n’étaient pas encore ni villeneuvois ni inscrits sur les listes électorales)

Gérard Caudron : C’est une nouvelle casse de service public que je condamne même si je n’ai pas, en tant que Maire, le pouvoir de les en empêcher !

Ils ont même déjà eu l’audace de proposer à la place un projet d’immeuble que j’ai refusé avec colère.

Nul doute qu’ils essaieront encore. Car pour eux leur terrain vaut de l’or 

Il me faudra donc continuer à me battre !

Gérard Caudron : Une très belle étude a été menée avec le conseil de quartier qui s’est traduite par un très beau projet financé par la MEL et par la ville.

« Il ne restait plus qu’à la mettre en œuvre » sauf que les fouilles archéologiques préalables ont conduit à une décision de l’INRAP de fouilles complémentaires à réaliser, ce qui, en terme de calendrier, en ajoutant la durée des travaux allaient conduire à plus de 2 ans et demi minimum de travaux avec des voies de circulation très réduites et très peu de stationnements.

Or rêver d’une « place animée et belle » est une chose mais si c’est au prix d’empêcher les commerces, activités, cafés et marché existants c’est les condamner à mort.

J’ai donc décider de les différer dans l’attente d’un calendrier de travaux qui ne fasse pas mourir toutes ces activités privées qui ont besoin de travailler pour vivre ….

La  pierre , même belle, ne remplace pas l’humain ! ni les raisonnements des techniciens les conditions quotidiennes de vie à assurer aux animateurs privés de nos espaces publics. Je connais beaucoup trop de villes et de centralités où se sont réalisés de très beaux travaux qui une fois terminés sont déserts faute de commerçants privés, et ça je ne le veux pas

Nous sommes donc et je suis en attente !

Gérard Caudron : Il s’agit, rappelons le, d’un projet strictement privé sur des terrains privés situés entre le quartier de la Haute Borne le long de la rue des fusillés en face de la partie la plus à l’est d’Ascq.

Il a donc aussi pour vocation d’être un lien entre Ascq et la Haute Borne.

Ce sont des recours d’autres chaines commerciales qui l’ont bloqué …

D’après les informations reçues des propriétaires, il semble que le déblocage soit en cours, ce que nous espérons . C’est dans l’intérêt des habitants de la Haute Borne et de cette partie d’Ascq.

J’espère donc qu’il pourra se réaliser rapidement maintenant.

Gérard Caudron : Elle est effectivement en cours d’installation depuis plusieurs années.

Ce déploiement nous coûte cher y compris du fait de « destructions » de la part de délinquants qui ne supportent pas nos caméras et qu’il nous faut donc remplacer (avec les coûts afférents).

Nous continuerons bien sûr à densifier et à élargir notre dispositif au fur et à mesure des installations et des remplacements des réseaux de liaison avec le centre de vidéo- surveillance dans le quartier des Prés comme ailleurs.

La vidéo protection n’est pas une « solution miracle » mais un complément des autres moyens.

Encore faut il que l’Etat ne réduise pas les siens en terme de Police Nationale …ce qu’il fait de manière récurrente.

Gérard Caudron : C’est en effet la nouvelle majorité et le gouvernement issus de l’élection à la Présidence de la République de Mr Macron qui ont supprimé la plupart (et la nature) des contrats aidés qui nous permettaient à la fois de remettre en activités des citoyennes et des citoyens souvent » à la dérive » tout en rendant, à la communauté éducative, aux élèves et à leurs parents, des services dont un qui est MAJEUR  » la sécurité  » (souvent mis en question par l’imprudence des automobilistes).

Depuis, en plus, le gouvernement nous interdit quasiment d’embaucher pour quelques raisons que ce soient avec le carcan posé sur les communes  (à Villeneuve d’Ascq + 1,1% par an inflation comprise d’augmentation de notre budget communal), tout en nous imposant des dépenses supplémentaires, tarifaires et en gelant  nos recettes !

C’est un piège infernal (et je pèse mes mots) pour toutes les communes … 

J’espère donc que les citoyens le feront « comprendre » rapidement à nos gouvernements pour que nous retrouvions des moyens de remettre en œuvre d’une manière ou d’une autre ces dispositifs que je qualifierai de vitaux !

Gérard Caudron : Vous avez raison, les élus locaux sont confrontés à la contradiction que vous décrivez dans votre question…en particulier au niveau des maires.

Pour répondre aux besoins de logements et aux rêves conjoints de propriétaires et de promoteurs, il y a un risque réel de voir disparaître des espaces verts, de nature et agricoles dont nous aurons besoin de manière vitale pour nourrir les humains dans les décennies à venir.

Il faut donc éviter de construire sur des terres agricoles et pour cela geler des terres agricoles en étendant l’inconstructibilité de ces terres au PLU (plan local d’urbanisme) même si ce n’est pas simple et souvent impopulaire vu les sommes en jeu quand on connait le prix du m² constructible.
C’est peut être plus facile quand les terres sont publiques comme les 300 hectares de terres agricoles que j’ai sauvé de l’urbanisation il y a 35 ans

Il faut donc pour construire des logements utiliser les friches et anciens terrains industriels

C’est ce que nous avons fait et faisons Boulevard Montalembert, sur la friche Fourlegnie ou encore à Flers Breucq sur le site abandonné des 3 suisses pour prendre deux exemples qui comptent plus de 20 hectares sur lesquels on construit un peu plus de 1000 logements sans détruire de terres agricole

Cela doit être la règle , c’est plus coûteux mais c’est ce qui sauvegarde l’avenir

C’est donc ma ligne de conduite

Gérard Caudron : Très clairement, non je ne m’en réjouis pas car c’est la France qui va en souffrir et en premier lieu les plus fragiles de nos concitoyens.

Non donc je ne m’en réjouis pas… mais je le comprends et je comprends la colère de celles et ceux qui vont participer à ces mouvements. Ils et elles ont des raisons pour cela.

C’est le « résultat premier » de tous les mécontentements que M. Macron et ses partisans ont générés depuis 2 ans et demi !

Sur plusieurs dossiers, ils sont « passés en force » balayant d’un revers de la main méprisant les oppositions, les syndicats et les mécontents.

S’il avait eu un peu d’expérience, (malgré le fait qu’il a été d’avant 2012 jusqu’en 2016 le conseiller puis le ministre de François Hollande ) il aurait su que même si les réactions ne sont pas immédiates, il arrive un moment où tout s’agrège comme autant de flammèches qu’un coup de vent embrase ou comme le chantait Ricet-Barrier avec sa chanson « la servante du château » « chauffe un marron, ça l’fait péter…. »

Et bien on y est ! et le 5 décembre prochain sera « une journée de grande colère »…

On connaît ma position contre « la retraite à points » qui remet en cause pour les générations futures l’ensemble d’un système basé sur la solidarité pour entrer dans une forme de capitalisation… avec donc une baisse certaines des retraites des futurs retraités.

Pour autant, je ne me reconnais pas le droit de donner quelques « conseils » ni de lancer d’appels à qui que ce soit en la matière, ni même de dire si j’irai ou non manifester.

Si j’y allais, ce serait discrètement au milieu de la foule en tant qu’homme et non en tant que maire.

Le temps des « appels solennels » des élus et chefs de parti est fini.

La citoyenneté c’est le fait des citoyens qui n’ont besoin d’aucun appel pour exiger ce dont ils ont besoin.

Gérard Caudron : C’est un phénomène qui date de près de 10 ans et qui se traduit par l’arrivée désordonnée de populations venues d’autres pays européens qui s’installent n’importe comment dans l’irrespect complet de nos lois et règlements.

A part Manuel Vals sur lequel j’ai pu compter en tant que ministre de l’intérieur, c’est le laxisme total de la part de l’État et de ses représentants.

Je le répète une nouvelle fois : C’est le Préfet qui a seul le pouvoir et les moyens d’y mettre fin.

Or il ne le fait pas !

Pourquoi… en a-t-il l’ordre de la part de son ministre ? N’en a-t’il pas les moyens ?

Et si c’est le cas sans doute par combinaison de ces 2 raisons, est-ce par « incapacité » ou pour mettre en difficulté certaines municipalités comme la mienne à 4 mois des élections municipales ?

J’avoue que même si j’en serai victime, je préférerai que la raison soit cette deuxième car si un Pays comme la France est incapable de réguler un problème portant sur quelques dizaines de milliers d’individus, c’est grave et angoissant quand on voit à l’horizon les périls mortifères qui nous menacent.

Gérard Caudron : Je devrais me limiter à cette simple réponse : J’ai honte pour eux  et s’ils avaient une conscience ils et elles devraient avoir honte  !…

Mais encore faudrait-il qu’elles et ils aient une conscience car ,rappelons lec’est aux cris » d’Allah Akbar » que des terroristes se réclamant de la religion musulmane, des terroristes qui, d’ailleurs, font honte à l’immense majorité des musulmans qui n’en sont pas et qui condamnent ces actes, ces terroristes, disais-je, au Bataclan et dans des rues proches ont massacré 131 femmes et hommes (dont 90 au Bataclan) et fait 413 blessés.

Alors oui, je condamne les « politiques » qui, d’une certaine manière, banalisent ainsi les crimes des terroristes !

Gérard Caudron : Concernant le développement économique de bureaux, c’est bon pour notre ville et ses recettes fiscales, c’est bon pour l’emploi, c’est bon pour la MEL. C’est le résultat de notre attractivité et donc des politiques municipales que nous menons. Qui peut s’en plaindre ?

Pour le reste, et en particulier pour ce qui est de la valeur du foncier, il est vrai que l’attractivité de VA qui se traduit par des envies qui « explosent » de citoyens qui souhaitent de toutes parts y habiter et, comme on est là dans l’ordre du privé et du marché , c’est le « jeu de l’offre et de la demande ». Plus il y a de demandes pour une même offre, plus les prix des terrains, des appartements et des maisons augmentent dans un rapport vendeur/acheteur.


Dans le cadre du droit de propriété et de la loi du marché le Maire  ne peut s’intercaler dans le « dialogue » entre le vendeur qui veut tirer le meilleur prix de son bien et l’acheteur qui accepte de payer… Je ne peux pas dire que cela me plaise, mais je n’ai pas ni le pouvoir ni le droit d’obliger un vendeur à vendre moins cher un bien qu’un acheteur accepte d’acheter plus cher.

Gérard Caudron :  Il est sûr que les contraintes financières et budgétaires qui pèsent sur les communes, et donc sur la notre, sont de plus en plus lourdes ce qui rend la gestion communale de plus en plus difficile. L’horizon à court et moyen termes est malheureusement  bien sombre.  Pour autant, pour nous, un enfant villeneuvois est un enfant villeneuvois et  la loi c’est la loi. Le forfait pour un enfant du privé dont le calcul est légalement fixé par référence au coût d’un élève dans le public est strictement et clairement voté par nous en Conseil Municipal dans ce cadre légal.  Il ne sera donc jamais question pour nous de sortir de ce cadre et de faire de ce forfait une variable d’ajustement budgétaire. 

Pour le reste, en terme d’aides « supplétives » diverses, s’il y a des obligations supplémentaires qui nous imposeraient de faire des économies, ce que je n’espère pas, elles se feront au mieux ou au moins pire, pour tous, partout et en parfaite concertation avec tous les partenaires sans cibler a priori qui que ce soit.

C’est pour moi une règle d’éthique dont je ne changerai jamais !

Gérard Caudron : Je ne sais pas aujourd’hui qui sera en 2021 à la tête de la MEL pas plus que je ne sais qui sera en mars 2020 le Maire de Villeneuve d’Ascq.

Je sais et je dis que notre planète est en grand danger et qu’il faudra dans les décennies à venir prendre des mesures fortes pour nous obliger à changer de comportements.

Pour autant je trouve injuste et inefficace des mesures qui visent et qui touchent les plus pauvres de nos concitoyens sans leur proposer de solutions alternatives pour simplement qu’ils puissent encore vivre en 2021 .

En terme de pollution, occupons nous aussi d’abord des vols aériens inutiles, du transport de marchandises par voies ferrées plutôt que par des camions envahissants et des super paquebots dont la pollution  est incommensurable en particulier lors des escales.

Gérard Caudron :
Madame, Monsieur, en réponse à vos questions,  

il me  faut tout d’abord vous rappeler que le commerce est une activité privéqui ne dépend pas de la Mairie.

Aussi la fermeture et l’ouverture de commerces ressortent de décisions privées prises par des acteurs privés aux intérêts privés qui ne dépendent pas des compétences municipales.

Cela dit, la municipalité de Villeneuve d’Ascq convaincue de l’intérêt majeur du commerce de proximité œuvre-autant que la loi le lui permet- au développement ou maintien du commerce de proximité.

Dans le quartier d’Ascq, la Ville en lien étroit avec la Fédération Villeneuvoise du commerce qu’elle soutient et subventionne, a mis en place une zone bleue pour faciliter le stationnement et améliorer les rotations des voitures pour faciliter l’accès aux clients des magasins. 

Les commerçants qui ont été écoutés et associés à la décision reconnaissent largement la pertinence et l’efficacité de cette zone bleue. 

Pour mémoire 7 places ont été installées face à la librairie et à la pharmacie et  3 places  ont été installées spécifiquement devant le fleuriste et le maraîcher. Aussi la fermeture récente du fleuriste ressort d’une stricte réalité économique.

Le parking situé le long de la voie de chemin de fer a également été sécurisé par l’installation d’une caméra. 

Les habitants du quartier se disent satisfaits et le parking est régulièrement plein.

La fermeture de la presse a suscité une certaine émotion de la part des habitants. Rappelons que si l’activité de la presse connaît à l’échelle nationale une crise économique majeure la Ville n’y peut rien.

Pour autant la Ville a décidé, pour consolider l’attractivité commerciale  de la rue Baratte, de travailler à l’installation d’une librairie indépendante dont la gérante est en cours de négociation pour diffuser des journaux. En cela elle est allée au-delà de ses prérogatives et compétences. Ce dossier qui a été long, compliqué a monopolisé l’investissement des services de la Ville et de ses élus et est aujourd’hui reconnu par les habitants et sa patronne comme étant un succès.

La Ville pour permettre cette installation a pris le risque juridique de louer pendant 10 mois le local privé pour permettre le temps du montage d’un dossier sérieux. Notons que des agences immobilières avaient manifesté leur intention de s’y installer et qu’elles présentaient pour le propriétaire toutes les garanties. La Ville a su convaincre ces acteurs de renoncer à leurs projets privés.  La chose est exceptionnelle et a vocation (en l’état actuel du droit et des finances publiques) à le rester.

Il faut aussi rappeler que la Ville gère directement les marchés dont celui d’Ascq qui se porte bien.

Concernant les décisions de la pharmacie Carnois de déménager il s’agit là d’une décision privée prise par un acteur privé. Aussi la Ville qui n’est en aucune manière décisionnaire, une fois informée, a exprimé le souhait de voir un commerce de proximité s’installer et avec l’accord écrit de Christian Carnois a sollicité l’accompagnement de la chambre des métiers et de l’artisanat et de la BGE pour travailler à la recherche d’un porteur de projet d’un commerce de bouche.

De manière générale il faut observer tant la qualité de vie que la qualité urbaine du quartier et il est significatif de voir que la boulangerie Fonseca a rénové totalement une ancienne boulangerie. L’installation récente du magasin Ame déco a aussi marqué l’intérêt et l’attractivité du quartier.

Voilà ce que le Maire que je suis encore pouvant vous répondre en rappelant que dans ces domaines ses compétences sont strictement légalement limitées.

C’est comme pour les constructions privées sur des terrains privés que la loi permet dans le système en vigueur qui privilégie le droit de  propriété sur toute autres considérations.

Le Maire n’a que le droit et l’obligation de s’assurer de la conformité des projets avec les lois et règlements en vigueur, sous peine d’être lui-même condamné pour excès de pouvoir.

Gérard Caudron : Avec l’assèchement de nos moyens que nous impose l’État depuis des années pour lui permettre de réduire ses propres déficits, il n’existe pas de solutions miracles ni même sans doute de bonnes solutions !

Je le dis sans doute brutalement.

Une mairie, sauf à accroître ses impôts ce que nous n’avons pas fait au cours des mandats 2008 / 2014 et 2014 / 2020, doit ajuster ses dépenses sur ses recettes.

Si l’État réduit les recettes des communes ou accroit leurs dépenses, il faut faire un exercice de « grattage » de plus en plus difficile vu que cela fait plusieurs années qu’on l’exige de nous.

Si en plus nos dépenses sont limitées à + 1,1% par an, inflation comprise (quand on voit les coûts de l’énergie avec du gaz, par exemple pour chauffer nos écoles, salles de sports et centres qui prend + 3% en ce 1er novembre 2019), cela devient mission impossible.

Alors oui, on continuera « à faire au mieux » (mais « on arrive à l’os ») pour maintenir notre niveau de service mais ce ne sera pas sans conséquences !

Au demeurant , il faut faire appel en permanence à notre imagination et à notre bon sens. Je n’en manque pas mais je suis à l’écoute de toutes et tous

Gérard Caudron : Pour ce qui est de la police municipale, élargir les plages horaires c’est d’abord accroître les effectifs ce qui suppose des moyens budgétaires que l’État nous refuse avec brutalité.

C’est aussi de trouver des candidats répondant aux règles statutaires, ce qui est de plus en plus difficile… et coûteux.

Enfin, il ne faut pas oublier que même à 2heures du matin, nos policiers municipaux n’auraient ni le type de compétence ni les moyens d’assurer une lutte contre les formes graves de délinquance qui s’y déroulent et dont la charge doit revenir à l’État et à ses polices nationales…

Encore faut-il qu’il s’en donne les moyens et ne le disperse pas dans des missions qui les éloignent de fait de la sécurité de nos concitoyens.

On en est loin.

Pour ce qui est des Roms, il ne s’agira jamais pour moi de renoncer à mon appel à l’État pour qu’il fasse respecter aussi par ces populations nos lois et règlements, les Roms n’étant pas des réfugiés qui fuient des guerres ou des dictatures mais des citoyens de pays membre de l’Union Européenne.

Gérard Caudron : Je suis inquiet, très inquiet même, quand je vois ces images sur les télés « à jets continus »….

Je suis inquiet de voir nos policiers malmenés, insultés, agressés sous l’œil malveillant de certain(e)s femmes et hommes politiques qui semblent les justifier alors que les premières victimes de ces violences urbaines sont les habitants les plus fragiles des quartiers populaires que certain(e)s de ces politiques prétendent défendre.

Je ne citerai pas ici leurs noms et leurs étiquettes et on comprendra que je ne pourrai jamais gérer ma ville avec des élu(e)s qui partagent ces idées et ces comportements.

A Villeneuve d’Ascq, même si nous avons malheureusement aussi des problèmes de délinquances, de trafics, de vols et d’incivilités comportementales…, jusqu’à présent nous n’avons jamais franchi cette ligne rouge et les politiques municipales que nous menons depuis plus de 4 décennies y sont sans doute pour quelques choses en lien (parfois trop distendus) avec les polices d’État.

Au demeurant, je sais et je sens que c’est fragile et « qu’il suffirait de peu de chose » pour que tout bascule si continuent des:

  • Réductions supplémentaires des moyens mis à notre disposition par l’État
  • Réductions des interventions des forces de police de l’État
  • Diminutions imposées de nos politiques de solidarité citoyennes ou de nos services publics en direction de l’enfance , de la jeunesse et des autres citoyens.

Somme toute :

L’État se désengage.

Le conseil départemental se désengage.

Les forces de police « sur-utilisées ailleurs » désertent nos quartiers.

La justice ne suit plus…

   Comment donc s’étonner que les désordres menacent toutes nos communes et que les élus locaux se retrouvent désarmés face à eux ?

J’espère que la campagne municipale de mars 2020 ne sera pas l’occasion de « dézinguer » les élus sortants pour des raisons qui ne dépendent pas d’eux.

J’espère qu’ils ne seront pas remplacés par des « populistes » de gauche comme de droite qui nous mèneraient tout droit au pire…

Le risque existe, y compris à Villeneuve d’Ascq, et il est grave !

C’est une des raisons principales de mon annonce de candidature le 2 octobre dernier au poste de Maire.

Je l’ai fait pour mes concitoyens avec tous les risques que cela représente pour moi… car tout ce qui, avec l’arrivée en 2020 à la direction municipale d’une droite musclé ou d’une gauche populiste…, pourrait conduire à une rupture de nos « fragiles équilibres », nous précipiterait sans aucun doute dans des situations comparables à ce que l’on voit sur nos écrans dans beaucoup d’autres villes.

Gérard Caudron : Malheureusement…sinon normal, au moins explicable et cela même si je comprends votre impatience. Non seulement nous avons peu de maison HLM sur Villeneuve d’Ascq, non seulement il y a beaucoup plus de demandes de logements sociaux de tous types que de logements qui se libèrent, en particulier de maisons, mais ce n’est pas la ville et encore moins le Maire qui les attribuent.

Ce sont les bailleurs sociaux au sein de leurs « commissions d’attributions » dont le fonctionnement est strictement encadré par la loi, des commissions qui se réunissent plus de 250 fois par an.

La mairie y est représentée mais elle n’a pas « le pouvoir de décision ». Elle propose ses dossiers qui sont retenus en moyenne à raison de 1 sur 4 ce qui représente environ 200 dossiers par an sachant que les attributions décidées chaque année sont supérieures à 800 et que les dossiers en attente d’un logement sur Villeneuve d’Ascq plus de 20 000 (en considérant toutes demandes où la commune de Villeneuve d’Ascq apparaît).

Gérard Caudron : Le dispositif des V Lille est piloté par la M.E.L. Nous souhaitions avoir davantage de stations mais nous n’avons pas obtenu gain de cause. Au contraire, les stations V Lille ont été redéployées et davantage concentrées sur la ville de Lille. Dont acte…

Il est clair pour nous que ce dispositif est  insuffisant à Villeneuve d’Ascq. C’est pourquoi nous développons notre propre  « plan vélo » avec de nombreux aménagements pour améliorer les pistes et voies cyclables, des garages et arceaux à vélos qui doivent à terme constituer un maillage fin sur l’ensemble du territoire communal, des mises à dispositions de vélos et de vélos-cargos, de nombreuses campagnes de promotion dans les écoles, dans les réseaux associatifs…

Les réalisations sont déjà nombreuses et notre programme sera particulièrement ambitieux dans ce domaine.

Les transports en commun, les transports doux alternatifs au « tout voiture », les voies piétonnes qui demeurent très nombreuses… sont autant de réponses immédiates et concrètes au service de la transition écologique et du mieux vivre ensemble.

Gérard Caudron : J’ai lu effectivement, ce mardi matin, cette réaction complètement « ahurissante » quand on sait, comme moi de qui elle vient.

Comment les verts et leurs responsables peuvent-ils ignorer la situation de Villeneuve d’Ascq, ses plus de 40% de logements locatifs sociaux, son aire d’accueil depuis toujours de gens du voyage (ce qui n’empêche pas régulièrement des intrusions sauvages massives comme encore l’été dernier sur le Campus Scientifique) et, bien sûr, des Roms par centaines sur 2 aires « stabilisées » gérées par la MEL et en divers endroits de manière sauvage.

A ces propos,

concernant les gens du voyage, des Français qui ont « des droits » qui remontent loin dans notre histoire, je dis qu’il faudrait revoir leur statut au 21ème siècle qui n’a plus rien à voir avec le moyen âge en précisant, en face de leurs droits, des devoirs de respect vis-à-vis des communes « où ils arrivent ».

pour ce qui est des Roms, il me faut rappeler une nouvelle fois qu’ils ne sont pas « des réfugiés en fuite de pays en guerre ou en dictatures » mais des citoyens de pays membres de l’Union Européenne, des pays qui reçoivent d’ailleurs des budgets importants pour assurer leur insertion dans leurs pays.

Ils ont légalement le droit de circuler en Europe mais pas celui de faire n’importe quoi là où ils décident de s’installer !… Ce que pourtant ils font !

C’est à l’État Français pour les uns comme pour les autres de leur faire respecter nos lois et règlements ce qu’il ne fait pas, laissant les élus locaux seuls face aux problèmes de difficultés qu’ils génèrent.

Il est donc malheureux que des candidats « verts » aux élections municipales de mars 2020 ne le sachent pas ou fassent semblant de ne pas le savoir, risquant, s’ils étaient élu(e)s, d’accroître les difficultés de vivre des Villeneuvois(es) sauf à nous dire près de chez qui ,nos « amis verts » proposent à Villeneuve d’Ascq de les installer, dans quel quartier et sur quels terrains ?.

Moi je n’en vois pas !

Gérard Caudron : Il faut d’abord rappeler que depuis 2008, le Conseil Municipal de Villeneuve d’Ascq n’a jamais augmenté le taux d’imposition communal, ni de la taxe d’habitation, ni de la taxe foncière (vous pouvez le vérifier sur vos feuilles d’impôt).

Ce qui a augmenté chaque année (à raison d’un petit peu plus de 1% en moyenne) c’est « la revalorisation locative légale » décidée par l’État ce qui, au total sur 11 ans, représente 17,1% un chiffre comparable à celui de la hausse des prix pour une commune.

On est donc bien loin heureusement des chiffres annoncés depuis quelques jours surtout si on compare cette revalorisation légale à l’augmentation des prix de vente des appartements et maisons à Villeneuve d’Ascq.

Gérard Caudron : Notre ville est l’une des plus « vertes » du pays. Plus de 35% de la surface communale sont végétalisés ; le domaine public compte près de 250.000 arbres et le domaine privé presque autant…

Oui des arbres sont coupés sur la ville : si cela relève du domaine privé c’est un choix des propriétaires. Je n’y peux rien. Si cela concerne le domaine public il s’agit uniquement de situations où les arbres ont été diagnostiqués comme dangereux, ou parfois malades, ce qui n’est pas toujours perceptible au premier regard d’ailleurs.

Mais oui, nous avons initié une nouvelle dynamique de (re)plantation au service de la transition écologique, de la biodiversité, de la « ville nourricière » et surtout du mieux vivre !

C’est désormais un enjeu vital pour nos sociétés et pour la planète.

C’est pourquoi nous continuons à planter davantage et surtout de façon qualitative, en privilégiant des essences porteuses de biodiversité, adaptées aux évolutions du climat et  durables dans le paysage urbain.

Gérard Caudron : Il faut effectivement lutter de façon déterminée contre ce fléau.

Un arrêté peut être pris mais nous savons pertinemment que l’efficacité de la démarche est très limitée.

Au quotidien, nous menons une politique de prévention en nous appuyant sur la richesse de notre tissu associatif, en travaillant de façon concertée avec l’ensemble des commerçants pour les inciter à être le plus vigilant possible.

Un partenariat avec une association de prévention a permis d’élaborer un document de prévention qui a été diffusé auprès de nos partenaires, des écoles, des collèges, des lycées… à plus de 6 000 exemplaires.

C’est un combat au jour le jour qu’il faut mener pour protéger notre jeunesse.

Gérard Caudron : Pas vraiment, ayant d’abord lu ce que la Voix du Nord avait repris de mes déclarations quant aux lourdeurs des circuits décisionnels qui font prendre du retard à la plupart de nos projets, sans oublier les recours de toutes natures, les contestations « citoyennes » et les faillites d’entreprises.

Je n’ai survolé qu’ensuite les déclarations de celle que je préfère qualifier de « concurrente » qu’adversaire…

Il n’y a rien de bien méchant dans ces lignes sinon une « glissade sur mon âge » bien moins irrespectueuse d’ailleurs que celle de sa jeune colistière parlant de « naphtaline » à mon propos (avant sans doute un jour de parler  de formol)…

J’en verrai et j’en lirai d’autres… si elle ne comprend pas que cela ne lui servira pas à gagner des voix…

Rien de bien méchant, sinon des inexactitudes, fruits sans doute de ses méconnaissances de nos politiques.

Plus étonnant ses mots « ma conversion récente à l’écologie »…

Faut-il qu’elle soit « inattentive à l’histoire de notre ville pour ne pas savoir que si notre ville est verte et de nature, c’est le résultat de décisions prises il y a déjà 40 ans ? et poursuivie tout au long de 4 décennies… au non de « l’écologie au quotidien », décisions de ne pas bâtir tous les terrains alors expropriés pour construire une ville de plus de 100 000 habitants ce qui nous vaut aujourd’hui 1 000 hectares d’espaces verts, de nature, agricoles de forêts, de jardins et de lacs avec 250 000 arbres sur le domaine public…

Il faut vraiment être, disons en souriant, « gonflée » pour ne pas le reconnaître… Quelle ville peut afficher un tel bilan ?

Mais, une fois encore, j’en entendrai d’autres durant les 5 prochains mois de sa part et de la part de mes autres concurrents… et je devrai « faire avec »….

Espérons quand même que les critiques seront un peu mieux étudiées et qu’elles s’accompagneront de propositions ambitieuses et réalistes à la fois comme j’ai commencé à faire…

C’est ainsi qu’on progressera…

Gérard Caudron : Mais nous faisons mieux depuis des années !

La solidarité est au cœur de nos politiques publiques, et nous n’attendons pas le gouvernement pour agir.

Nos tarifs de restauration scolaire commencent à 0,72 centimes pour les familles les plus modestes, sur l’ensemble du territoire communal…

Le prix moyen payé par les familles est de 2,80€, pour un coût global de plus de 10€ par enfant. Avec le choix d’un menu avec ou sans viande, un minimum de 25% de « bio », une possibilité de réservation au jour le jour…

La restauration scolaire est une bonne illustration du très haut niveau de service public proposé par la ville et le succès est au rendez-vous : avec plus de 63 % de taux de fréquentation, ce service est plébiscité !

Gérard Caudron : Il est vrai que des stations V Lille ont été supprimées et je l’ai aussi regretté même si les taux d’usages de ces stations n’étaient pas élevés.

Cela semble en effet contradictoire mais cela ne l’est pas vraiment car nous ne sommes pas dans la même situation qu’à Lille intramuros.

À Villeneuve d’Ascq, où beaucoup d’habitants ont leurs propres vélos, la priorité est et sera encore davantage demain et après-demain d’améliorer les voies de circulation pour les cycles, d’aménager des arceaux pour les stationner en sécurité un peu partout et aussi pour créer des locaux encore plus sécurisés quand le vélo doit y être laissé sur une plus longue durée.

En la matière, comme en tout ce qui concerne les mobilités et les transports publics, on ne peut se contenter de « plans généraux » sur l’ensemble de la MEL, ses 90 communes membres et ses 1 143 572 habitants (en 2016).

Il faut adapter nos dispositifs et donc les budgets à la taille et aux densités de chaque commune.

Si on veut réduire la place de la voiture dans les mobilités, il faut diversifier et adapter les réponses aux réalités des communes et aux besoins effectifs de leurs habitants.

Gérard Caudron : Vous avez raison, les élus locaux et en particulier les maires sont confrontés à la contradiction que vous décrivez dans votre question.

Pour répondre aux besoins de logements et aux rêves financiers conjoints de propriétaires et de promoteurs, il y a effectivement un risque réel de voir disparaître des espaces verts , de nature et agricoles dont nous aurons pourtant besoin de manière vitale pour nourrir les humains dans les décennies à venir.​

Il faut donc éviter de construire sur des terres agricoles et pour cela « geler » des terres agricoles en étendant l’inconstructibilité de ces terres au PLU (plan local d’urbanisme) même si ce n’est pas simple et souvent impopulaire vu les sommes en jeux quand on connait le prix du m2 constructible (si les 100 hectares du Heron, soit 1 million de m2, redevenaient constructibles cela représenterait plus de 300 millions d’euros… » on tue pour moins que cela »).

C’est peut être plus facile de les sauvegarder quand les terres agricoles sont publiques comme les 300 hectares de terres agricoles que j’ai sauvé de l’urbanisation il y a 35 ans à Villeneuve d’Ascq et qui appartiennent aujourd’hui à la MEL.

Il faut donc pour construire des logements dont on a besoin utiliser les friches et anciens terrains industriels.

C’est ce que nous avons fait et faisons Bd Montalembert (friche Fourlegnie) et sur Flers Breucq sur le site abandonné des 3 SUISSES (La Maillerie) pour prendre deux exemples qui comptent plus de 20 hectares sur lesquels il sera construit un peu moins de 1 000 logements sans détruire de terres agricoles.

Cela doit être la règle, c’est plus coûteux mais c’est ce qui sauvegarde l’avenir… C’est donc ma ligne de conduite.

Gérard Caudron : Moi aussi je suis inquiet et il y a des constructions qui ne me plaisent pas.
Mais les propriétaires des terrains en question ont le droit pour eux, c’est le droit de propriété.
Et les promoteurs sont prêts à leur payer cher leurs terrains à condition d’y construire le maximum de logements.
Le droit est très libéral en la matière et je ne peux que très rarement m’y opposer sauf en discutant des améliorations.
C’est ce que je fais toujours mais souvent les résultats ne sont pas à la hauteur de mes attentes.
Et si je m’oppose sans base légale, mon refus de permis sera sanctionné par le tribunal et la ville condamnée à payer des dommages et intérêts.
C’est pénible à dire, mais c’est la vérité.
J’ajouterai qu’il en est de même en matière d’attribution de logements locatifs sociaux.
C’est le bailleur et sa commission d’attribution qui décident, pas le maire !
Le fait d’avoir un service logement nous permet d’aider les postulants dans les méandres des procédures mais ce n’est pas ce service qui attribue les logements.

Gérard Caudron : Merci pour vos compliments sur mon action de Maire qui a contribué à faire de Villeneuve d’Ascq la belle ville attractive qu’elle est devenue en 40 ans.
Malheureusement, je ne cesse de le dire et de le répéter, l’État – et ses gouvernements successifs – non seulement nous étrangle financièrement mais ne remplit pas ses devoirs :
– la sécurité sous toutes ses formes, c’est lui !
– la lutte contre la toxicomanie et ses réseaux, c’est lui !
– la question des roms et leurs désordres, c’est lui !
– l’application de la loi pour ce qui est des gens du voyage, c’est lui !

Nous n’avons sur ces divers plans ni les moyens, ni même le droit de se substituer à l’État.
Alors oui les maires en ont assez et j’en ai assez de « ces princes qui nous gouvernent et nous méprisent ».
On fait le travail pour ce qui est de nos compétences.
A l’État de faire le sien !

Gérard Caudron : C’est bien sûr la première question que je me suis posée, 7ème mandat de Maire, (8ème mandat d’élu de Villeneuve d’Ascq et même 8ème + l’année 1976).

C’est d’ailleurs la question que l’on se pose à partir du 3ème mandat.
La réponse ne tient pas dans ce chiffre même si le risque de « dégagisme » augmente avec lui.
Elle résulte d’autres questions que l’on se pose au préalable :

– Ai-je et aurai-je la santé ? Oui je l’ai. L’aurais-je encore durant tout le mandat ? Personne ne le sait quel que soit son âge.
– Ai-je encore l’énergie, la volonté et l’enthousiasme ? LA réponse est oui à ces 3 questions.
Ai-je un projet et des idées pour Villeneuve d’Ascq ? C’est pour moi la question principale et il suffit de lire mes carnets pour ne pas en douter.
– Aurai-je les moyens de les mettre en œuvre ? C’est pourquoi je veux constituer une liste citoyenne de large rassemblement. Et je pense y arriver. Et au-delà de Villeneuve d’Ascq, il y a la MEL et à tous les niveaux, la défense de nos valeurs Républicaines de Liberté, Egalité, Fraternité, Laïcité sans oublier l’urgence écologique.

Alors pour moi le risque du « mandat de trop » face à tous les enjeux ne pèse pas trop lourd et je suis prêt à le prendre.

Au demeurant, en Démocratie, ce sont les Villeneuvois(es) qui en décideront les 15 et 22 mars 2020.

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