Carnets…

Carnet n° 579 du 4 novembre 2019  / www.gcaudron.org

 

« Maintenant Je Sais »

A l’issue d’une semaine « un peu particulière » pour celles et ceux qui n’ont pas vu d’abord en elle qu’une semaine de vacances, une semaine automnale avec en son cœur le 1er novembre, la Toussaint « fête de tous les Saints » dans le calendrier catholique suivie du 2 novembre de la « Fête de tous nos morts »,

j’ai retrouvé, via Facebook, une chanson interprétée en 1974 par Jean Gabin, alors âgé de 70 ans, « Maintenant Je Sais », une chanson qui m’a ensuite trotté dans la tête toute une nuit durant, comme cela m’arrive souvent à la veille de l’écriture de mon carnet du lundi pour finalement constituer, ce lundi 4 novembre 2019, le titre et la trame de mon 579ème carnet.

Car moi qui suis aussi, comme Jean Gabin nous le rappelle en 1974« à l’automne de ma vie »comme lui il m’arrive de plus en plus souvent de « la voir défiler » un peu comme la multitude de photos-pellicules cinématographiques qui s’ajoutent les unes aux autres sur une bobine de film, qui ainsi existent toutes au même moment et qui ne prendront vie que par « un mécanisme extérieur » qui les fait se succéder à raison de 24 images à la seconde pour assurer un mouvement qui nous fait passer, nous les êtres humains, de la naissance jusqu’à la mort…

Et il est vrai qu’à chaque étape de sa vie, chacune et chacun d’entre nous, que ce soit sur le plan privé, sur le plan personnel, sur le plan professionnel, sur le plan public, voire sur le plan politique (pour ce qui me concerne vu le temps de vie que j’y aurai consacré), sous une forme ou sous une autre, avec des mots sans doute différents, nous nous plaisons à nous dire « maintenant je sais ».

C’est d’ailleurs ce que je crois comprendre quand j’allume la télévision, que je tombe sur une des « télés à jets continus », en écoutant des femmes et des hommes politiques, que ce soient de rares socialistes qui se croient sortis des ruines de 2017, « les républicains » à peu près dans le même état, et aujourd’hui de la part de « marcheurs » de M. Macron revenus de l’euphorie présidentielle et législative, après les coups reçus de la part des gilets jaunes et avant ce qui se prépare à propos de la retraite par points qui va faire connaître aux futurs retraités un sort comparable à celui des chômeurs et, d’une manière plus générale, à celui de tous ceux qui voient « leurs restes à vivre fondre comme neige au soleil » soit par des baisses de ressources comme depuis le 1er novembre quelques centaines de milliers de chômeurs, ou « plus simplement » par hausses de dépenses imposées avec, avec par exemple, les hausses tarifaires comme celle de 3% en ce 1er novembre pour le gaz et ce, à la veille de l’hiver (même Laurent Berger de la CFDT, pourtant habituellement modéré a pu dire : « ça va être une tuerie »).

Et toutes et tous de nous dire « maintenant je sais », espérant encore que les Français(es) ont (toujours) « la mémoire courte » .

Sont-elles et sont-ils sincères ? je n’oserais le dire, ni dire le contraire. En sont-ils seul(e)s responsables ? sûrement pas…, pas complètement en effet, car cela a commencé avant eux… mais quand même un peu, sinon beaucoup, car ils ont continué, voire aggravé tout en le sachant.

Et que celles et ceux qui « ricaneraient » en cet instant en me lisant sachent bien que « je ne m’en exempte pas » même si je n’ai jamais été dans le « cénacle » des « princes qui nous gouvernent ».

Et c’est aussi parce que « maintenant je sais » ce qui reste à faire à tous les niveaux de ma ville, de la MEL mais aussi de la France, de l’Europe et du Monde… sans oublier mes valeurs, que je ne me suis pas senti le droit, peut être à tort (l’avenir et les citoyens me le diront) de prendre une retraite et de goûter ainsi d’un repos sans doute « mérité »…

Cela n’a donc rien à voir avec le « maintenant je sais » du Président Macron à la Réunion ou à Rouen, de ses ministres en tous lieux et sur toutes les estrades, puisque mon avenir personnel n’en dépendant que très peu, ma seule obsession étant de me sentir encore un peu utile pour ma ville, mes concitoyen(ne)s et l’avenir de nos enfants.

C’est pourquoi autour de ce combat, à Villeneuve d’Ascq d’abord, je veux rassembler large… même si c’est difficile et que donc « c’est loin d’être gagné » vu le poids des contraintes de tous ordres…, des ambitions et des égo,… surtout si je ne veux ni me vendre ni me laisser acheter et ce, quelques soient certains chantages et menaces. Je préférerai toujours me démettre plutôt que de me soumettre à qui et à quoi que ce soit !

C’est et ce sera toujours le cas pour ma ville et pour les Villeneuvois(es) quand on sait certains appétits de toutes natures…

C’est et ce sera toujours le cas pour mes valeurs républicaines incompatibles avec quelques communautarismes que ce soient religieux ou non, en quête de conservatisme ou d’expansionnisme.

Personne n’en a été et n’en est exempt. Il suffit de revisiter l’histoire ancienne ou récente depuis les « sorcières brûlées », la Saint-Barthélémy et le massacre des protestants voire, des manifestations contre le mariage pour tous.

Cela n’excuse pas le terrorisme de Daech, la défense politique des signes religieux « ostentatoires », les pressions sur notre droit, ni l’esprit de conquête des uns à côté du « bunker » d’autres…

Cela veut dire un combat sans faiblesse pour une laïcité ouverte et exigeante qui s’impose à toutes et à tous pour que chacun puisse vivre ensemble dans la sphère publique.

A titre d’exemple et très clairement, je n’ai rien contre le port du voile de certaines femmes dans la sphère privée, si c’est leur choix mais dans la sphère publique, pour moi c’est non !

Et pour être encore plus précis, quand une mère porte le voile en allant dans l’école voir son enfant dans un spectacle ou une exposition, elle est dans son droit le plus absolu. Quand elle accompagne un groupe d’enfants en tant « qu’auxiliaire de la vie scolaire », les règles qui s’appliquent aux personnels scolaires s’appliquent aussi à elle.

Je rappelle à cet effet et pour quelques autres sujets que chacun peut m’interroger via ma BAL gcaudron@nordnet.fr et que je mets les questions qui me sont posées et mes réponses sur mon blog : www.gcaudron.org ainsi que sur mon site de campagne :  villeneuve-en-tete.fr

Oui donc et chaque jour qui passe, « plus que jamais » « maintenant je sais » que les petites lâchetés conduisent aux pires malheurs comme au 20ème siècle face à la montée du nazisme et des fascismes, que les populismes font partie de leurs conséquences, que les Républiques et les Démocraties sont souvent bien trop faibles face à eux, que l’Union de l’Europe est la seule garantie contre le retour de guerres européennes, qu’il ne faut jamais sacrifier son honneur et ses valeurs pour « gagner » car, dans tous les cas, après les sacrifices (et malgré eux), les défaites sont toujours aux rendez-vous.

Chacun(e) en est bien conscient… et c’est pourquoi, finalement, en ce qui concerne les élections municipales 2020 en France, c’est un peu « panique à bord » dans tous les partis politiques.

À LREM où on espère « sauver les meubles », chez « les Républicains » garder quelques bastions à tous prix, au PS (et ce qu’il en reste) exister encore, tandis que les Verts sont inaudibles, les Insoumis d’une cacophonie assourdissante, et je ne parle pas du RN, plutôt apparemment en forme… mais pas trop au niveau municipal heureusement.

Cela me conforte dans ma démarche de « Rassembleur hors étiquettes »… mais sera-ce suffisant face à certains esprits suicidaires ? on le saura bientôt sans doute.

Si on tourne maintenant nos regards au-delà de Villeneuve d’Ascq, de la MEL et de la France, du côté de l’Europe on frise le grotesque avec « un Brexit qui n’en finit pas de finir »…,

du côté des États-Unis avec un Donald Trump de plus en plus conforme à sa caricature,

en Amérique latine qui bouillonne,

vers la Turquie et la Russie en proie aux désirs d’antan de suprématie…

J’en passe… sinon des pires.

Quant à l’avenir même de la terre et des mesures à prendre pour éviter « une catastrophe finale », on n’en parle même plus…

Oui vraiment « maintenant, je sais » mais comme le chantait Jean Gabin :

« Moi qui suis à l’automne de ma vie,… maintenant je sais qu’on ne sait jamais, c’est tout ce que j’sais, mais ça j’le sais ».

Et de repenser enfin en cet instant où je défile les images de ma vie à raison de 24 images par seconde à l’image du 1er novembre 1954, en Algérie (j’avais 9 ans) quand un jeune coopérant français Guy Monnerot est assassiné dans les gorges de Tighanimine, un moment de mémoire pour moi déclaré date historique quand l’Algérie en a fait le point de départ de « sa guerre d’indépendance ».

À l’image aussi du 4 novembre 1956, quand les chars soviétiques entrent à Budapest dans une guerre qui fit entre 200 000 et 300 000 morts hongrois, un jour qui me marquera à jamais (j’avais alors 11 ans) et qui me fit quelques années plus tard, au moment de m’engager en politique, choisir les socialistes de la SFIO, pourtant déjà dans un piètre état avant l’arrivée de François Mitterrand, plutôt que le PCF pourtant autrement alors plus puissant.

Ce fut sans doute les premières fois où je me suis dit « maintenant je sais » et qui me fait dire aujourd’hui, les années passant et « l’histoire ayant fait son œuvre »,

« maintenant je sais qu’on ne sait jamais ».

J’en terminerai pour aujourd’hui avec une citation de Léonard de Vinci :

« Tout obstacle (et je n’en ai pas manqués) renforce la détermination (et je n’en manque pas). Celui qui s’est fixé un but n’en change pas (et je n’en ai pas changé) ».

Somme toute, je suis bien loin en ce lundi 4 novembre 2019, malgré mes doutes et mes incertitudes quant à l’avenir et à mon avenir,

des « sanglots longs des violons de l’automne  (qui) blessent mon cœur d’une langueur monotone ».

(Paul Verlaine – 1866 ).

 


 

Carnet n° 578 du 28 octobre 2019  / www.gcaudron.org

 

« Du pain sur la planche »

Si aujourd’hui, « avoir du pain sur la planche » signifie  avoir beaucoup de tâches quelque peu fastidieuses à accomplir, à son origine vers la fin du 19ème siècle, cette expression signifiait plus positivement  avoir assez de réserves pour affronter l’avenir .

Et il est vrai que lorsqu’un Maire sortant se prépare, comme moi, à solliciter à nouveau les suffrages et la confiance de ses concitoyen(ne)s, pour la 7ème fois en ce qui me concerne, l’expression « avoir du pain sur la planche » peut signifier, « en même temps », avoir 6 mois avant la date du scrutin, le sens d’aujourd’hui et celui d’il y a un siècle et demi.

Le Maire sortant à nouveau candidat, a en effet, devant lui 6 mois pour faire campagne et d’abord 6 mois pour dresser son bilan, commencer avec ses concitoyen(ne)s à préparer son projet pour les 6 ans à venir, constituer une équipe et élaborer son calendrier de campagne.

On entre là dans la définition d’aujourd’hui vu le nombre de tâches importantes qui l’attendent jusqu’aux jours des scrutins.

Mais, « en même temps », s’il a décidé d’être candidat une fois encore, c’est aussi qu’il pense et qu’il sait avoir assez de réserves pour affronter l’avenir.

Depuis donc le 15 septembre dernier (et même, je le reconnais, depuis début août) et avant même d’avoir annoncé ma décision le 2 octobre, je me suis mis au travail pour dresser mon bilan et préparer mon projet ainsi que l’équipe destinée à la mettre en œuvre avec, donc, bien « du pain sur la planche » dans les deux sens de l’expression.

Je ne reviendrai pas aujourd’hui sur l’épreuve que représente pour certain(e)s nouveaux candidat(e)s au poste de Maire, la constitution d’une équipe quand ils n’ont pas un nombre suffisant de candidat(e)s, (49 à Villeneuve d’Ascq à parité femmes-hommes),

mais aussi l’épreuve de choix difficiles, voire douloureux à faire quand on a, comme moi aujourd’hui, un peu plus du double de candidat(e)s à la candidature et qu’il faut assurer toutes les représentations en termes de sensibilités, de quartiers, d’âges, d’expérience ou d’énergies nouvelles… pour être le mieux possible dans un large Rassemblement à l’image de la population de sa ville.

Je ne reviendrai pas non plus en cet instant sur une réussite de notre ville que personne ne peut nier et ce, à 4 mois du 50ème anniversaire de sa création « par fusion volontaire » des communes de Flers, Annappes et Ascq, pas plus que sur le bilan des engagements que j’ai pris lors de mes 6 mandats et que j’ai, je le crois honnêtement, largement tenus.

J’ai déjà aussi beaucoup parlé dans mes carnets précédents, et j’y reviendrai encore, des enjeux de la décennie prochaine 2020 / 2030 et donc du mandat 2020 / 2026 : urgence écologique et développement durable, ville nature et nourricière, services publics communaux pour répondre au mieux aux besoins en perpétuel mouvement des Villeneuvois(es), l’exigence de permettre une citoyenneté à part entière quel que soit l’âge et le milieu d’origine de chacun(e).

C’est peu dire que j’aurai, si je suis élu, beaucoup de pain sur la planche, d’autant qu’il faut ajouter, et à juste titre, sur et pour tous ces sujets (et sur quelques autres) une nécessaire participation citoyenne permanente et par tous les moyens pour agir en conciliant au mieux l’intérêt général et les intérêts particuliers, sans oublier le carcan financier que l’État nous impose, avec, en tête, une double exigence si bien illustrée par Victor Hugo dans deux de ses citations :

« Savoir, penser, rêver. Tout est là ».

« Oser, le progrès est à ce prix ».

Je voudrais aujourd’hui, pour illustrer le travail et « le pain sur la planche » qui attend les élu(e)s des 15 et 22 mars 2020, 

à l’intention aussi de celles et ceux qui, à l’instar d’un charmant volatile, le coucou, cherchent « à faire leur nid dans le nid des autres », en direction bien sûr de quelques autres prétendant(e)s qui ne sont même pas encore Villeneuvois(es) à 5 mois du scrutin, pensant ainsi « gagner notre ville en mode commando » (il m’a même été rapporté « qu’un des derniers en date » pensait que Forest-sur-Marque était un quartier de Villeneuve d’Ascq)… (LOL),

à l’intention enfin et surtout de celles et ceux qui cherchent à savoir et à comprendre « le comment du pourquoi » et les raisons des délais qui s’allongent entre le moment ou la pâte est mise sur la pelle et celui où le pain croustillant sur la planche est prêt à être dégusté, des délais en termes d’aménagements qui vont de 3 à 5, voire 6 ans et plus « aux jours d’aujourd’hui »…

En voici « une liste à la Prévert » au demeurant bien sûr ni limitative ni même complète :

transformation-rénovation de la Rose des Vents, construction d’un Astropole, extension du Palacium, nouveaux vestiaires pour le stade Beaucamp, des terrains synthétiques à remplacer, le cœur d’une motte féodale à reconstituer, un superbe nouveau Centre Social en centre Ville, un groupe scolaire au Pont-de-Bois à terminer, un nouveau à construire au Breucq, l’Église du Bourg à rénover, des études sur d’autres groupes scolaires, crèches, centres de loisirs, salles de sports… à lancer, des voiries, espaces publics, de nature, des arbres, des jardins, des bois, des lacs et des champs, des réalisations et des travaux multiples dont j’arrête là la liste qui tous conjuguent les nouvelles normes environnementales, les usages et les goûts du 21ème siècle, le tout en s’adaptant à de nouveaux besoins « sans faire exploser nos budgets » d’investissement et de fonctionnement…,

la rénovation de l’ex-ville nouvelle et de ses logements, de ses parcs d’activités en mouvement comme aux Près et à la Haute-Borne, des « micros quartiers » à la Maillerie, sur le site Léon Blum et à Montalembert, les requalifications de grand centres commerciaux,

et bien sûr, « The last but not the least » « Grand Angle sur un nouveau Centre Ville du 21ème siècle » pour Villeneuve d’Ascq et finalement pour le territoire-est de la MEL.

 

Pour arriver à mettre en œuvre une aussi vaste ambition, il nous faut et me faudra de l’énergie, du bon sens, de l’imagination, énormément de travail et donc de l’expérience.

On sait et on voit au niveau national ce qu’a donné « le dégagisme à la mode 2017 »…

Espérons que nous éviterons en 2020 ce même phénomène vis-à-vis des « derniers hussards de la République » que sont les maires, quelles que soient leur sensibilité politique ! 

Car en effet, à Villeneuve d’Ascq comme dans la plupart des communes, villes et villages, « nous avons toutes et tous du pain sur la planche » pour essayer d’éviter l’explosion de nos sociétés et la fin programmée de notre République Démocratique et Laïque.

Pour cela, il faut sans retard, rassembler largement et conjuguer l’expérience des un(e)s avec l’énergie nouvelle des autres…

La recette est simple… reste à avoir « le coup de main », le sens des dosages et la force du poignet pour passer de la recette à la réussite du plat à déguster.

C’est parce que j’ai la conviction de les avoir encore que j’ai décidé d’être une fois encore candidat à la fonction de Maire de Villeneuve d’Ascq, cette grande et belle ville qui finalement aura occupé l’essentiel de ma vie, « même que si » cette vie, « ma vie », n’a pas toujours été « un long fleuve tranquille », l’important c’est de pouvoir se dire, comme Antoine de Saint-Exupéry qu’ « être un homme, c’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde »,

Voire, finalement, comme Bernard Werber, avec mes carnets aujourd’hui au nombre de 578, que :

« L’important n’est pas de convaincre, mais de donner à réfléchir ».

C’est, chaque lundi, en écrivant mon carnet… et très modestement, mon unique ambition.

Tout est dit ? Non pas vraiment…

Avec un week-end Villeneuvois ensoleillé, des AG dont celle de l’Amicale Laïque Pasteur Jean Jaurès, un mariage, la réception au Château de Flers de membres de l’Ordre National du Mérite, la fête qui clôture la saison d’Asnapio, un grand rassemblement autour des sorcières au Musée de Plein-Air de Villeneuve d’Ascq et un grand spectacle dans le cadre de l’automne bleu à l’espace Concorde,

tout est dit ? … sûrement pas !

Mais une chose est sûre… « Ça c’est Villeneuve ! ».


 

Carnet n° 577 du 21 octobre 2019 / www.gcaudron.org

« La chasse est ouverte »

Si le calendrier officiel de l’ouverture de la chasse dans le Nord a été fixé par arrêté préfectoral à la date du 15 septembre 2019 et ce, jusqu’au 29 février 2020, ce qui le fait correspondre à quelques semaines près à celui de la campagne des municipales et si, durant un mois, à Villeneuve d’Ascq, elle ne s’est manifestée que par quelques « coups de feu » épars venus d’ici ou là de manière un peu désordonnée,

on peut considérer qu’une des oppositions de droite qui compte 4 élu (e)s municipaux à Villeneuve d’Ascq l’a ouverte ce mardi 15 octobre lors du Conseil Municipal consacré au Budget supplémentaire 2019.

 

Finie « la touchante unanimité » des conseils précédents et les belles paroles de leur premier document de campagne sur l’état de la ville, voire le bilan du Maire, « la chasse est ouverte »… 

Oui, la chasse est ouverte mais pour tirer sur qui et sur quoi ?

Sur Gérard Caudron bien sûr et ce n’est ni nouveau, ni une surprise…

Mais de là à « dénoncer ma conversion récente à l’écologie »… il y a de quoi me mettre en colère.

Qui peut oser et avec quel degré de mauvaise foi ne pas reconnaître que Villeneuve d’Ascq est une ville verte, nature et de plus en plus nourricière ?

Qui peut dire qu’en tant que Maire, je ne suis pas celui qui a sauvé de l’urbanisation des centaines d’hectares dont plus de 300 hectares de terres encore aujourd’hui cultivées… avec tout ce que cela implique de résistance aux « lobbys du bâtiment » ?

De l’écologie au quotidien à l’urgence écologique, de la ville nature à la ville nourricière, si Villeneuve d’Ascq peut s’enorgueillir aujourd’hui de 1000 hectares de parcs, espaces naturels, espaces verts, jardins, forêts et lacs et 250 000 arbres sur le domaine public, n’est ce pas le résultat d’une volonté politique constante de ma part et de mes équipes depuis 1977 ?

Honnêtement de la part de mes adversaires, si je m’attendais à tout, sûrement pas à cela.

Sans doute le reste est à venir même si le passé n’en a pas été exempt de la part de certain(e)s de ces mêmes élu(e)s de droite…

Certains me diront que c’est peut être mieux ainsi … peut être, mais moi je le regrette !

On peut ne pas être d’accord sur tout, mais il n’est pas pour autant nécessaire de déformer les réalités, voire pire… 

La Démocratie n’a rien à y gagner.

Oui donc « la chasse est ouverte », la chasse aux élu(e)s en place pour les combattre ou essayer de les rallier, de les acheter, avec la bonne vieille méthode « de la carotte et du bâton »…

Cela ne me fera pas changer de ligne, même si celle que j’ai choisie n’est pas la plus facile à mettre en œuvre quand, pour faire une large équipe, et compte-tenu du nombre de celles et ceux qui manifestent le désir de la rejoindre, il faut faire des choix entre des sortant(e)s y compris dont « certain(e)s n’ont pas démérité » et des entrants nécessaires pour se renouveler, voire se ressourcer et s’élargir pour rester le plus possible au plus près des Villeneuvois(es) dans leurs diversités en tous genres.

Je connais des partis politiques qui ont, auraient ou auront bien du mal à trouver 49 noms pour constituer une liste. Pour ce qui me concerne, j’ai aujourd’hui un potentiel d’au-moins deux fois plus et même beaucoup plus…

Pour beaucoup d’entre-elles et eux, j’attends de les voir à l’œuvre durant les 2 prochains mois et demi avant de présenter ma liste « Ensemble pour Villeneuve d’Ascq 2020 » après le 15 janvier 2020.

« Vouloir être » est une chose, prouver qu’on est capable « d’assumer » et « d’assurer » durant 6 ans une tâche prégnante au service de sa ville et de ses habitants, en est une autre.

En matière élective, « un bon CV » n’est pas suffisant et une étiquette politique… encore moins.

Oui donc vraiment, à Villeneuve d’Ascq aussi comme ailleurs dans la plupart des communes, avec des modes sans doute différents « la chasse est ouverte » avec d’ailleurs de la part des représentants du « Parti Présidentiel » un réel basculement entre, au départ, un esprit de conquête assumé avec souvent « un rien (sic) » d’arrogance et aujourd’hui le désir de « sauver les meubles », de s’assurer un minimum d’élu(e)s, voire d’éviter le sort des passagers du Titanic…

Car si « la chasse est ouverte » au niveau des communes, elle l’est aussi depuis la rentrée au niveau national, que ce soit en termes de « réformes » insupportables comme celle de  la retraite à points  ou en termes de sécurité à tous les niveaux, sinon d’identité Républicaine.

Ce n’est pas moi qui « tirerait sur l’ambulance » au moins pour ce qui concerne la sécurité, sinon en redisant que « les petites lâchetés » conduisent toujours aux plus grandes et donc aux pires conséquences.

Si j’avais un conseil à donner à notre Président de la République, ce serait de retirer son projet de retraite par points, comme je m’étais permis en 1984 de « conseiller » au Président Mitterrand (qui m’avait, lui, demandé mon avis), de retirer la loi Savary sur l’enseignement privé, un conseil à M. Macron que j’assortirais de l’expression d’un désir de voir « l’État » retrouver ses fondamentaux en matière de sécurité, de défense, de justice sociale, d’aménagement du territoire, d’environnement, de Liberté et de laïcité… en laissant aux communes les moyens légaux et financiers de gérer l’exercice de la citoyenneté au quotidien.

Tous les élu(e)s locaux de toute couleur politique le lui demandent dont les Maires dont on dit, à juste titre, qu’ils sont « en peine ».

Alors, sur ces plans, sans pouvoir prétendre d’un côté et espérer de l’autre « fermer la chasse », il faudrait au moins mieux la réguler et si possible « l’apaiser ».

Si la chasse est donc ouverte au niveau local comme au niveau national, elle l’est malheureusement aussi au niveau européen avec une constitution de la commission européenne en panne, (« un conseil », Monsieur le Président, proposez Michel Barnier comme commissaire français. Il est de droite comme vous et en plus « il est bien »),

avec « un Brexit  qui n’a pas fini d’en finir » (une leçon pour tous ceux qui seraient tentés par une même aventure), 

une impuissance extérieure lamentable vis-à-vis des États-Unis et de la Turquie, une Turquie qu’on laisse massacrer les Kurdes tout en lui laissant tous les avantages d’un statut économique et financier mirifique aux portes de l’Union Européenne.

« La chasse est ouverte » pour tous les adversaires dans le monde de la Démocratie et de la laïcité face à des démocrates et à des laïcs aphones et culpabilisés dès qu’ils affirment vouloir se défendre !

« La chasse est ouverte » pour les pollueurs de « tous poils » de notre planète aux noms et à cause des mythes des marchés ouverts, des droits de propriété, de « la loi du plus fort » et surtout de la finance et « du fric à tout prix ».

Alors, c’est vrai, comme chaque semaine, j’essaie de me raccrocher à des motifs d’espoir au niveau local et plus particulièrement à Villeneuve d’Ascq, avec nos réussites économiques (même si les Restos du cœur sont venus me dire l’ampleur accrue de leurs besoins en particulier pour les étudiants), le week-end « Pom’expo » qui pour sa 17ème édition en 34 ans, prouve et montre le chemin parcouru dans le domaine nourricier à partir du verger conservatoire, « les Mères pour la Paix » en congrès à la Rose des Vents qui, depuis 25 ans, se battent un peu partout dans le monde depuis Sarajevo en 1994 jusqu’aux Kurdes aujourd’hui, après et toujours l’Afghanistan sans oublier le continent africain, et même, « cerise sur le gâteau », la belle victoire de nos guerrières de l’ESBVA samedi soir avec « un panier à 3 points » à la dernière seconde (un peu de pommade sur la plaie de la triste défaite du LOSC à Toulouse) et après une AG, halle Canteleu, toujours aussi agréable, celle des Archers de la Saint-Sébastien.

Oui, à l’heure de la chasse, il est des moments et des endroits bien agréables encore…

Sera-ce suffisant pour m’aider à tenir ? pas sûr diront certains… sans doute murmureront d’autres… (dont moi-même).

Car comme le disait François Mitterrand :

« Dans les épreuves décisives, on ne franchit correctement l’obstacle que de face »,

sachant que :

« L’action politique, à certaines heures, est comme le scalpel du chirurgien, elle ne laisse pas, de place à l’incertitude ».

Et en n’oubliant jamais que si :

« Dans la vie politique, on ne se fait pas, on ne se crée pas de véritables amitiés. On a quelques bons compagnons ».